A la suite du scrutin du 30 juin dernier, la Cour constitutionnelle du Gabon a donc confirmé ce 12 octobre l’élection d’Ali Bongo Ondimba à la présidence de la République.
Selon les nouveaux résultats issus du recomptage effectué par la Cour, le fils d’Omar Bongo Ondimba, décédé en juin dernier à Barcelone en Espagne est crédité de 41,79%, devançant l’opposant Pierre Mamboundou passé deuxième avec 25,64%, tandis que l’ancien ministre de l’Intérieur André Mba Obame, se classe en troisième position avec 25, 33%.
« Nous continuons de clamer que Pierre Mamboundou est le vrai vainqueur de cette élection », clame Richard Moulomba, secrétaire général de l’Union du peuple gabonais (UPG). « C’est une usurpation. Et nous ne comprenons pas pourquoi les pays amis du Gabon soutiennent une monarchisation de notre pays » s’indigne-t-il.
Quant à André Mba Obame, il est le grand perdant de ce contentieux électoral, puisqu’il est passé de challengeur d’Ali Bongo Ondimba à troisième. Sans doute informé de la tournure des choses, il a entamé le 12 octobre une grève de la faim « qui durera tant et aussi longtemps que l’intimidation, la force et la violence seront utilisées comme les seules voies pouvant permettre de régler la grave crise socio-politique que traverse actuellement le Gabon » écrit-il dans un communiqué.
Outre le rejet des recours qu’il a introduit auprès des juges constitutionnels, c’est « l’assaut » donné à sa ville natale de Medouneu (Wolleu Ntem) par des militaires, qui aurait déclenché sa grève de la faim.
En attendant que l’opposition, réunie au sein du « Front du refus », se réunisse dans les heures qui viennent afin d’adopter la conduite à tenir, le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir prépare la cérémonie d’investiture du troisième président élu du pays. Ali Bongo Ondimba pourrait vraisemblablement prêter serment le 16 octobre prochain.

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