17/09/2009 à 13h:45 Par Habibou Bangré
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Pascaline Bongo pourrait avoir un poste au gouvernement ou sur la scène diplomatique Pascaline Bongo pourrait avoir un poste au gouvernement ou sur la scène diplomatique © AFP

La sœur aînée du président Ali Bongo se fait guère parler d'elle actuellement. Mais la discrétion de Pascaline Bongo pourrait n’être que de courte durée : certains lui prédisent un poste à responsabilité au sein du gouvernement ou sur la scène diplomatique.

Pascaline Bongo Ondimba, une femme de pouvoir tapie dans l’ombre. La fille du défunt président Omar Bongo Ondimba est plutôt « discrète » et « effacée » depuis la victoire de son frère Ali Bongo Ondimba à la présidentielle contestée du 30 août. Idem, lors de la campagne d’« ABO » au cours de laquelle ses apparitions se sont faites plutôt rares. Ce retrait s’explique sans doute par ses fonctions. Elle est en effet directrice de cabinet de la présidente par intérim, Rose Francine Rogombé, poste qu’elle avait déjà occupé auprès de son père. Avec une telle responsabilité, périlleux de s’afficher ouvertement avec un candidat, fusse-t-il de sa famille.

Trop tôt pour se prononcer

Reste que certains Gabonais ont vu dans ces absences un manque d’implication, spéculant que Pascaline restait frustrée de n’avoir pu briguer la magistrature suprême et d'avoir dû, en prime soutenir son frère plutôt que son mari Paul Toungui, ministre des Affaires étrangères et ancien ministre des Finances qui a finalement renoncé à ses propres ambitions.

Celle qui est également membre du conseil d’administration de l’entreprise Total-Gabon restera-t-elle sur la touche après l’investiture d’Ali Bongo? Il est trop tôt se prononcer, résume un membre du gouvernement. D’autant que plusieurs ex-candidats entendent déposer un recours devant la Cour constitutionnelle afin d’obtenir l’invalidation d’un scrutin d'août dernier qu’ils estiment entaché de fraudes.

Future ministre ou ambassadrice en France ?

Il semble cependant que Pascaline revienne sur le devant de la scène plus vite que prévu. Certes, elle s’occupe déjà des affaires familiales et du patrimoine financier de la famille Bongo. Une lourde responsabilité à l’heure où, en France, une enquête pourrait être ouverte sur les biens présumés mal acquis d’Omar Bongo Ondimba et des présidents congolais Denis Sassou Nguesso et équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema.

Mais d’aucuns la verraient accéder à de hautes responsabilités. Passées les frustrations, "elle pourrait accepter de faire son entrée au gouvernement pour occuper un poste important, avance un diplomate à Libreville ». Un autre diplomate avance pour sa part que, « l'héritage du père sauvegardé, il n'est pas exclu que Pascaline assure un rôle au secrétariat général à la présidence ou comme ambassadrice en France ».

Sur le même sujet
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Gabon

Gabon : les étudiants affrontent une nouvelle fois les forces de l'ordre à Libreville

Gabon : les étudiants affrontent une nouvelle fois les forces de l'ordre à Libreville

Quatre étudiants de l'Université Omar-Bongo de Libreville (UOB) ont été arrêtés et un autre blessé après des heurts avec les forces de l’ordre jeudi 24 mai, a affirm&eac[...]

Bois : Rougier fait machine arrière à la bourse

Confronté à la difficulté de dynamiser son cours en bourse, le groupe forestier français Rougier quitte Euronext pour un autre compartiment, dédié aux PME.[...]

Gabon : le rapporteur de l'ONU déplore "l'impunité" des "trafiquants de personnes"

Le rapporteur spécial de l'Onu sur le trafic d'êtres humains, Joy Ngozi Ezeilo, a jugé vendredi "alarmant" l'impunité des "trafiquants de personnes" au Gabon, au terme d'une[...]

Gouvernement Ayrault : diversité et parité au rendez-vous, Fabius numéro deux du gouvernement

Le nouveau Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a composé mercredi 16 mai le premier gouvernement du quinquennat de François Hollande. Laurent Fabius aux Affaires étrangères, Jean-Yves Le[...]

Armée française en Afrique : renégociation des accords de défense, rompre avec la "Françafrique"

Le 18 avril, Paris a finalisé la remise à plat des accords militaires passés avec ses anciennes colonies. Au final, des bases moins nombreuses et des effectifs réduits. L'essentiel, c'est de se[...]

Union Africaine : toujours pas de solution à la question de la présidence de la Commission

Réunis lundi 14 mai à Cotonou, les huit dirigeants du comité ad hoc de l’Union africaine ne sont pas parvenus à trouver une solution face à l’épineuse question du choix[...]

Gabon : Guy Nzouba Ndama, Bongo forever

Président de l'Assemblée gabonaise depuis 1997, Guy Nzouba Ndama est un pilier du système Bongo. Après avoir servi le père, il a soutenu le fils. Rencontre avec un homme qui a fait de la[...]

Gabon - BTP : Ali double la mise

Le président Bongo Ondimba souhaite investir 18 milliards d'euros en cinq ans via l'Agence nationale des grands travaux. C'est deux fois plus que ce qu'il avait annoncé en octobre.[...]

Marchés publics africains : le leadership chinois pointé du doigt

Barrages, routes, chemins de fer... Depuis dix ans, Pékin multiplie les contrats en Afrique, sur le modèle controversé "matières premières contre infrastructures". Mais d'autres[...]

Industrie pharmaceutique : William Kouadio-Tiacoh prend soin du continent

Directeur général de la zone Afrique centrale chez Sanofi, le pharmacien franco-ivoirien William Kouadio-Tiacoh décline la stratégie du géant français dans douze pays.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers