26/06/2009 à 13h:05 Par Jeune Afrique
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Denis Sassou Nguesso, candidat à sa succession Denis Sassou Nguesso, candidat à sa succession © Vincent Fournier / J.A

A deux semaines de la présidentielle du 12 juillet, le chef de l’Etat congolais, candidat pour un nouveau mandat, est un homme serein. Dans un entretien exclusif accordé à Jeune Afrique, il explique pourquoi il va gagner et livre ses vérités sur tous les sujets : l’affaire des « biens mal acquis », la transparence du scrutin, les critiques de l’opposition et les menaces de boycott de l’élection présidentielle, l’éventualité d’une nouvelle constitution, la disparition d’Omar Bongo Ondimba.

"J’ai encore des services à rendre à ce peuple congolais qui a fait ce que je suis et qui m’a tant donné ". C’est en ces termes que le chef de l’Etat congolais justifie sa candidature pour un nouveau mandat. Et il ne semble guère douter de sa victoire : « Je suis l’un des rares chefs d’Etat en exercice qui connaisse la médaille sous ses deux faces : la victoire mais aussi la défaite. Cela me donne un certain avantage. Question de sérénité» affirme-t-il.

Impassible, face aux griefs (transparence du scrutin, listes électorales non fiables) formulés par ses concurrents et attaques de ses adversaires les plus virulents, il déclare ne pas vouloir rendre coup par coup parce que « la politique n’est pas un combat de boxe » et martèle, en dépit de la menace de boycott des candidats de l’opposition, que «l’élection aura bien lieu, avec ou sans eux. L’exemple de l’Algérie est là pour le démontrer ».

S’il est élu, Denis Sassou Nguesso devrait logiquement exercer son ultime mandat, « la constitution de 2002 est claire à ce sujet : un septennat renouvelable une seule fois » se plait-il à rappeler. Mais il laisse la porte ouverte à une révision de cette dernière : «ce sera en principe mon dernier mandat, sauf si la Loi fondamentale venait à changer sur ce point» annonce-t-il. Et précise que « nulle part dans le monde, il n’existe de constitution immuable. Mais elle ne peut être modifiée que si le peuple le souhaite et l’approuve ». Dans cette longue interview, le chef de l’Etat congolais aborde également l’affaire des biens mal acquis (« Le but de ceux qui ont monté cette affaire de toutes pièces était de démoraliser les Congolais et de les inciter à la révolte »), la loi d’amnistie en faveur de son prédécesseur Pascal Lissouba («Je suis tout à fait disposé à l’examiner avec un a priori favorable »). Et revient sur le Gabon et l’après-Bongo (« Je ne resterai pas indifférent. Les problèmes du Gabon sont aussi les nôtres »).

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Denis Sassou Nguesso dans le Jeune Afrique N°2529, en kiosque dès lundi.

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Congo (Brazzaville)

Pointe-Noire : Ponton sur les ondes de DVS

Pointe-Noire : Ponton sur les ondes de DVS

Depuis 2006, le groupe de radio et télévision de Martin Diafouka tente de tirer son épingle du jeu dans un contexte congolais très concurrentiel.[...]

Pointe-Noire : Diosso, un patrimoine en sursis

À 25 km de Pointe-Noire, l'ancienne capitale du royaume de Loango abrite l'unique musée du Congo. Un lieu hautement symbolique et menacé, faute de moyens.[...]

Pointe-Noire : attractions littorales... et économiques

Carrefour d'affaires, lieu de villégiature des familles d'expatriés ou havre balnéaire pour Brazzavillois en vacances, la cité portuaire ne manque pas de visiteurs. On y a construit plus d'hôtels[...]

Pointe-Noire : recherche logement abordable désespérément

Malgré un marché de la construction en plein essor, à Pointe-Noire, l'offre immobilière est cruellement déficitaire. Les prix s'envolent et deviennent prohibitifs.[...]

Pointe-Noire : le panier de la ménagère à portée de main

BPH Agricole produit légumes frais, maïs et poisson pour le marché local. Et va bientôt exporter de l'huile essentielle d'eucalyptus. Le tout en respectant l'environnement.[...]

Pointe-Noire - Artiste : Michel Hengo, grand maître de l'école congolaise

Ponténégrins d'adoption, pinceau à la main ou caméra au poing, ils puisent dans la cité océane l'inspiration du grand large et la quiétude propice à la création.[...]

Pointe-Noire - Artsites : Eddy Mikolo, réalisateur malgré tout

Ponténégrins d'adoption, pinceau à la main ou caméra au poing, ils puisent dans la cité océane l'inspiration du grand large et la quiétude propice à la création.[...]

Pointe-Noire - Énergie : que la lumière soit... ou presque

La Centrale électrique du Congo, au sud de la capitale économique, est opérationnelle depuis quelques mois. Pourtant, les délestages continuent. À qui la faute ?[...]

Pointe-Noire : quand la ville à le pétrole blues

Depuis quarante ans, son nom rime avec or noir. Partout, l'intense activité des majors européennes et américaines est visible. Pourtant, Pointe-Noire est loin de respirer l'opulence.[...]

Pointe-noire - Enjeux maritimes : vent en poupe pour le PAPN

Principale porte d'entrée du bassin du Congo, le Port autonome de Pointe-Noire renforce ses positions. Premiers résultats du plan de modernisation, le trafic augmente, les cadences aussi.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers