A deux semaines de la présidentielle du 12 juillet, le chef de l’Etat congolais, candidat pour un nouveau mandat, est un homme serein. Dans un entretien exclusif accordé à Jeune Afrique, il explique pourquoi il va gagner et livre ses vérités sur tous les sujets : l’affaire des « biens mal acquis », la transparence du scrutin, les critiques de l’opposition et les menaces de boycott de l’élection présidentielle, l’éventualité d’une nouvelle constitution, la disparition d’Omar Bongo Ondimba.
"J’ai encore des services à rendre à ce peuple congolais qui a fait ce que je suis et qui m’a tant donné ". C’est en ces termes que le chef de l’Etat congolais justifie sa candidature pour un nouveau mandat. Et il ne semble guère douter de sa victoire : « Je suis l’un des rares chefs d’Etat en exercice qui connaisse la médaille sous ses deux faces : la victoire mais aussi la défaite. Cela me donne un certain avantage. Question de sérénité» affirme-t-il.
Impassible, face aux griefs (transparence du scrutin, listes électorales non fiables) formulés par ses concurrents et attaques de ses adversaires les plus virulents, il déclare ne pas vouloir rendre coup par coup parce que « la politique n’est pas un combat de boxe » et martèle, en dépit de la menace de boycott des candidats de l’opposition, que «l’élection aura bien lieu, avec ou sans eux. L’exemple de l’Algérie est là pour le démontrer ».
S’il est élu, Denis Sassou Nguesso devrait logiquement exercer son ultime mandat, « la constitution de 2002 est claire à ce sujet : un septennat renouvelable une seule fois » se plait-il à rappeler. Mais il laisse la porte ouverte à une révision de cette dernière : «ce sera en principe mon dernier mandat, sauf si la Loi fondamentale venait à changer sur ce point» annonce-t-il. Et précise que « nulle part dans le monde, il n’existe de constitution immuable. Mais elle ne peut être modifiée que si le peuple le souhaite et l’approuve ». Dans cette longue interview, le chef de l’Etat congolais aborde également l’affaire des biens mal acquis (« Le but de ceux qui ont monté cette affaire de toutes pièces était de démoraliser les Congolais et de les inciter à la révolte »), la loi d’amnistie en faveur de son prédécesseur Pascal Lissouba («Je suis tout à fait disposé à l’examiner avec un a priori favorable »). Et revient sur le Gabon et l’après-Bongo (« Je ne resterai pas indifférent. Les problèmes du Gabon sont aussi les nôtres »).
Retrouvez l’intégralité de l’interview de Denis Sassou Nguesso dans le Jeune Afrique N°2529, en kiosque dès lundi.

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