11/12/2008 à 09h:57 Par Samy Ghorbal
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Le gouvernement tunisien est aux petits soins avec « son » opposition. Dans un discours à la représentation nationale prononcé le 2 décembre pour la clôture de la discussion sur le budget 2009, le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, a annoncé que le nombre de sièges réservés aux partis de l’opposition légale passerait de 37 à 50 lors de la prochaine législature, qui débutera en octobre 2009. Ce quota, qui est une des originalités du système électoral tunisien, a été instauré en 1994 afin de donner une coloration pluraliste à une Chambre des députés jusqu’alors monocolore en raison de la domination sans partage du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) sur la vie politique. La répartition des sièges se fait à la proportionnelle. Elle est calculée sur la base des résultats enregistrés par chacune des formations en lice.

Le RCD dispose de 80 % des sièges à la Chambre des députés. Huit partis d’opposition ont une existence légale en Tunisie, mais seuls six sont représentés au Parlement : le Mouvement des démocrates socialistes (MDS, 14 sièges), le Parti de l’unité populaire (PUP, 11), l’Union démocratique unioniste (UDU, 7), Ettajdid, ex-Parti communiste (3), le Parti social libéral (PSL, 1) et le Parti des verts pour le progrès (PVP, 1). Le Parti démocratique progressiste (PDP) et le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), nettement plus critiques à l’égard du pouvoir, sont privés de toute représentation parlementaire, ainsi que des subsides qui y sont attachés.

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