L’Afrique ne sera pas restée longtemps orpheline du « Dakar ». Du 28 décembre au 11 janvier prochains, elle accueillera en effet un nouveau rallye-raid à travers le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal. Son nom ? Africa Race. Le budget, le tracé exact et l’identité des partenaires ne seront connus que dans quelques semaines, mais on sait déjà que l’épreuve sera longue de plus de 6 500 km. Entre 120 et 180 pilotes, amateurs et professionnels, seront sur la ligne de départ, répartis en quatre catégories : autos, motos, quads et camions.Parmis eux, quelques stars de la discipline ont d’ores et déjà confirmé leur présence: les Français Jean-Louis Schlesser, huit fois champion du monde des rallyes-raids, et Dominique Housieaux, vainqueur du dernier Rallye de Tunisie, l’Espagnol José Luis Monterde, qui a remporté, en juin, la première édition du rallye Transoriental entre Saint-Pétersbourg et Pékin, mais aussi Sindiély Wade, la fille du président sénégalais, et Vanina Ickx, la fille de l’ancien pilote Jacky Ickx. Ou encore le « team » russe Kamaz, vainqueur de six des huit dernières éditions du Rallye Dakar dans la catégorie camion. Partis de Marseille, tous devront rejoindre la capitale sénégalaise, via Ouarzazate et Chinguetti, au terme de onze étapes. Rien de bien nouveau, donc. Sauf que l’organisateur n’est plus la société Amaury Sport Organisation (ASO), qui a décidé d’exporter son rallye-raid en Amérique du Sud après avoir été contraint d’annuler l’édition 2008 à la dernière minute par crainte d’éventuelles opérations terroristes, mais l’ancien champion automobile Hubert Auriol (qui dirigea ce même Dakar entre 1995 et 2003) et sa société Pom Events. « Nous avons créé Africa Race à la demande des pays africains, qui se sont sentis abandonnés par le Dakar, explique Auriol. Pour le Maroc, le Sénégal et la Mauritanie, l’organisation d’un événement sportif de cette importance est un symbole fort. J’ai l’expérience des courses automobiles et une relation de longue date avec le continent, les choses se sont faites naturellement. » Et la sécurité ? « Mon but n’est pas de faire prendre des risques aux concurrents. Nous ne traverserons que des régions sans problème. » Auriol a récemment rencontré le général Mohamed Ould Abdelaziz, chef de la junte au pouvoir en Mauritanie, qui l’a « assuré du concours de l’État à l’organisation de l’épreuve ». Si c’est le général qui le dit…

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