04/01/2012 à 13h:13 Par Jeune Afrique
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Une petite fille d'un an souffrant de paludisme au Liberia en juillet 2003. Une petite fille d'un an souffrant de paludisme au Liberia en juillet 2003. © Georges Gobet/AFP

L'année 2011 a été pleine de promesses pour la lutte contre le paludisme, une maladie infectieuse qui tue essentiellement des enfants africains. La commercialisation d'un vaccin est d'ores et déjà prévue à l'horizon 2015.

Sans conteste, 2011 aura été l’année d’avancées majeures dans la recherche contre le paludisme. À un mois d’intervalle, le professeur Pierre Druilhe de l’Institut Pasteur en France et le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) rendaient publics des résultats probants d’essais cliniques de vaccins contre cette infection qui a encore causé la mort de 655 000 personnes en 2010, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Essentiellement des enfants africains. Il a fallu vingt-cinq ans de recherches pour parvenir à mettre au point des protocoles viables.

En septembre 2011, la revue scientifique New England Journal of Medecine publie les résultats de l’étude réalisée par le professeur Druilhe. Elle porte sur des essais cliniques menés en 2007 au Burkina sur 45 enfants âgés de 12 à 24 mois. Les premières observations font état d’une baisse du nombre d’accès palustres chez ces enfants vaccinés.

Risque réduit d'environ 50 %

En octobre, c’est au tour de GSK de faire part de l’avancement de ses travaux. Cette fois-ci, les essais cliniques ont été pratiqués sur 6 000 enfants, âgés de 5 à 17 mois, dans sept pays d’Afrique subsaharienne. Un an après l’inoculation de trois doses d’un vaccin préventif, le risque pour eux de développer le paludisme a été réduit de 56 %, et de 47 % pour les épisodes sévères.

Reste à régler la question des financements : GSK a déjà investi 300 millions de dollars (230 millions d’euros) dans ses recherches et prévoit d’en dépenser presque autant d’ici à la production du vaccin, en 2015. Plus que jamais, la participation d’organisations telles que Roll Back Malaria, Malaria Vaccine Initiative ou la Fondation Bill et Melinda Gates sera nécessaire.

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