Désormais vice-Premier ministre camerounais chargé des Relations avec les Assemblées, Amadou Ali, ancien garde des Sceaux, quitte le chaudron de l’opération Épervier pour les coulisses parlementaires.
De nouvelles fonctions certes, mais il en faut plus pour ébranler le placide Amadou Ali. Ces derniers mois, les journaux camerounais ont fait leurs gros titres sur les confidences sur l’après-Biya auxquelles il s’est livré en 2009 auprès de Janet Garvey, l’ancienne ambassadrice des États-Unis, révélées par WikiLeaks (voir J.A. no 2644). Des voix ont appelé à son limogeage ou à sa démission. Il a laissé passer l’orage et n’a pas non plus vacillé quand, le 30 novembre, son proche collaborateur, le ministre délégué à la Justice Maurice Kamto, a démissionné pour des raisons que ni l’un ni l’autre n’ont encore dévoilées.
Objectif législatives 2012
Ali en a vu d’autres… En reprenant un bureau à la présidence – où siège son ministère –, il se rapproche du chef de l’État, qui aura certainement besoin de son habileté pour tenir les députés issus des élections législatives de 2012 et, peut-être, les sénateurs, si la Haute Assemblée est finalement créée.
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