31/12/2011 à 11h:28 Par Julien Clémençot
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
IHS veut poursuivre son expansion sur de nouveaux marchés. IHS veut poursuivre son expansion sur de nouveaux marchés. © AFP

Le spécialiste nigérian de la gestion de réseaux, IHS, cherche à lever des fonds dans le but de poursuivre son expansion sur de nouveaux marchés.

Avec 64,3 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’exercice clos au 30 avril 2011, IHS est un acteur important des télécoms au Nigeria et au Ghana. Ce spécialiste de la construction et de la gestion de réseaux GSM veut poursuivre son expansion sur de nouveaux marchés : Ouganda, Rwanda, RDC, Kenya, ou encore Côte d’Ivoire.

Un développement gourmand en capitaux qu’IHS a financé en 2011 en s’endettant et en cédant des actions pour plus de 180 millions d’euros. Fin octobre, les fonds Investec AM et Emerging Capital Partners lui ont ainsi apporté environ 37 millions d’euros. L’entreprise espère collecter encore 145 millions d’euros en 2012, avec l’objectif de porter son propre parc de tours de télécommunications (antennes relais) de 850 à 2 000 sites. Coté à la Bourse de Lagos depuis 2009, IHS envisagerait en outre d’entrer sur une autre place financière. À juste titre : faute d’être suffisamment liquide, le titre ne s’est plus échangé entre le 30 novembre et le 8 décembre.

Optimisme

Ce n’est pas illogique, assure-t-on chez IHS, « la part flottante du capital ne représente qu’environ 2 % ». Pour Issam Darwish, le directeur général, tout porte au contraire à l’optimisme. Le continent aura besoin d’au moins 50 000 nouvelles antennes pour absorber l’augmentation des communications. Reste que cette course en avant a un prix. La société a enregistré plus de 7 millions d’euros de pertes lors du dernier exercice, contre un bénéfice de 3,9 millions d’euros sur le précédent. 

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Nigeria

Guinée-Bissau : petit pays, grandes manoeuvres

Guinée-Bissau : petit pays, grandes manoeuvres

La Cedeao, Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, goûtait peu la percée angolaise dans la région. Elle pourrait finir par s'accommoder du putsch du 12 avril  en [...]

Nigeria : les annonces d'UBA manquent de crédit

Après deux années désastreuses, la banque nigériane United Bank for Africa déclare des profits vertigineux sur les trois premiers mois de 2012. Un résultat à ne pas forcément[...]

Guinée-Bissau : les 70 premiers éléments d'une force ouest-africaine sont arrivés

Les 70 premiers éléments d'une force ouest-africaine devant sécuriser les organes de la transition issus du coup d'État du 12 avril, sont arrivés jeudi en Guinée-Bissau, écartant[...]

Sanusi Lamido Sanusi : "Il faut permettre aux cultivateurs d'accéder au crédit"

Afin de promouvoir une croissance rapide et durable reposant sur les petits exploitants, la Banque centrale du Nigeria a mis en place un système incitatif d'aide aux prêts agricoles.[...]

Force d'intervention au Mali : la Cedeao patiente, pour combien de temps ?

Réunie à Dakar le 3 mai, la Cedeao a fait profil bas. Si elle se dit toujours favorable à l'envoi d'une force d'intervention, elle a précisé que l'opération ne se ferait pas sans le[...]

Marchés publics africains : le leadership chinois pointé du doigt

Barrages, routes, chemins de fer... Depuis dix ans, Pékin multiplie les contrats en Afrique, sur le modèle controversé "matières premières contre infrastructures". Mais d'autres[...]

Agrobusiness - Sucre : un déficit à combler

L'Afrique subsaharienne voit l'écart se creuser entre sa demande et sa production. Une opportunité pour les compagnies sucrières, qui commencent à se redéployer, notamment au Nigeria.[...]

Présidentielle française : François Hollande vainqueur en Afrique

Comme au premier tour, les électeurs français d’Afrique ont apporté majoritairement leur suffrage à François Hollande le 6 mai 2012. Le candidat socialiste termine en effet en tête[...]

Télécoms : la fin de l'âge d'or

Sous le triple effet d'une concurrence accrue, de la baisse des prix et d'un ralentissement de la hausse du nombre d'abonnés, les opérateurs africains voient leur rentabilité s'effriter. Pour beaucoup[...]

Emploi - Réseaux sociaux : Viadeo vs LinkedAfrica

L'un, en partie payant, se veut "global" et compte 2 millions d'inscrits en Afrique. L'autre, totalement gratuit, revendique une spécificité continentale et a conquis 250 000 membres. Double-clic sur Viadeo[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers