Extension Factory Builder
22/12/2011 à 16:35
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Rassemblement d'intégristes à Tunis, le 3 décembre 2011. Rassemblement d'intégristes à Tunis, le 3 décembre 2011. © Fethi Belaid/AFP

Opposition extraparlementaire au Maroc, opérations d’intimidation en Tunisie, percée électorale en Égypte… Quiétistes ou violents, les différents courants de l’islamisme radical, notamment le salafisme, se sentent pousser des ailes.

Au terme d’élections plus transparentes que par le passé, des partis islamistes dits modérés l’ont emporté en Tunisie, en Égypte et au Maroc. Mais après les violentes manifestations salafistes à la faculté de lettres de La Manouba, à Tunis, et le score inattendu du parti Al-Nour au pays des Pharaons, les projecteurs sont désormais braqués sur les différents courants de l’islamisme radical, notamment le salafisme.

Stratégie de la violence

Doctrine rigoriste revendiquant un retour à la tradition (celle des salaf, littéralement les « prédécesseurs »), cette mouvance se divise en deux grands courants. Le premier est traditionnel et se déploie d’abord dans l’espace social à travers les mosquées et les associations caritatives. Quiétiste, cette forme du salafisme prône la soumission au pouvoir par crainte de la fitna (division) et bénéficie des pétrodollars saoudiens. Le 11 Septembre a jeté une lumière crue sur un autre courant : la salafiya djihadiya, constituée dans les années 1980 autour du wahhabisme et de la mystique du djihad afghan. Ses partisans, souvent affiliés à Al-Qaïda, cherchent à déstabiliser, voire à renverser des régimes « impies » par la violence.

Pour l’heure, l’islamisme « soft » du Parti de la justice et du développement (PJD), d’Ennahdha ou des Frères musulmans se présente comme un rempart contre l’extrémisme. Pour simplifier, plutôt le croissant turc que le glaive saoudien. L’avenir dira si cet islamisme légaliste peut à la fois s’acclimater à la démocratie et neutraliser sa maladie infantile : le salafisme.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Maghreb & Moyen-Orient

Terrorisme : qui sont les groupes jihadistes attirés par l'État islamique en Afrique ?

Terrorisme : qui sont les groupes jihadistes attirés par l'État islamique en Afrique ?

Alors que 30 personnes, en majorité des militaires, sont mortes aujourd'hui dans des attaques de la branche égyptienne de l'État islamique (EI) dans le Sinaï, tour d'horizon des groupes jihadsites attir&e[...]

Algérie : Rafik Khalifa devant ses juges en mars

Le procès de l'ancien milliardaire Rafik Khalifa se tiendra en mars devant le tribunal de Blida, selon des sources judiciaires à Alger.[...]

Interactif : où doit-on payer le plus cher en Afrique pour être candidat à la présidentielle ?

Dans la réforme électorale engagée en RDC, la caution exigée pour prendre part à la présidentielle a été revue à la hausse. Une démarche très[...]

Quand un hebdomadaire marocain compare François Hollande à Hitler

François Hollande grimé en Adolf Hitler à la une d'un hebdomadaire marocain paru jeudi. Un photomontage qui tombe sous le coup de la loi et qui pourrait, s'il ne faisait pas l'objet de poursuites judiciaires,[...]

Le patron du fisc marocain prend la tête de la CDG

Le nom du nouveau directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion est désormais connu. Il s'agit d'Abdellatif Zaghnoun, actuel directeur général des impôts. Pur produit[...]

ONU : vers la délocalisation des négociations interlibyennes... en Libye ?

Les négociations interlibyennes, qui se déroulent actuellement à Genève, pourraient se délocaliser en Libye, du moins si les conditions de sécurité y sont "suffisantes",[...]

Abdellah Taïa, une errance parisienne

Tourmenté, l'écrivain Abdellah Taïa semble l'être autant que les personnages de son nouveau roman, une prostituée et un transsexuel exilés en France. Comme eux, il poursuit une longue[...]

Mohamedou Ould Slahi : je vous écris de Guantánamo

On l'a pris, à tort, pour un gros bonnet d'Al-Qaïda. Kidnappé dans sa Mauritanie natale, puis remis aux Américains, Mohamedou Ould Slahi croupit depuis 2002 dans la sinistre base cubaine. Dans un[...]

Goodluck, IBK, Kabila... Les grands absents du sommet de l'UA

Ils sont restés chez eux, trop occupés par leurs affaires internes. Plusieurs poids lourds du continent ne seront pas sur la photo de famille du 24e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union[...]

Tunisie : la demi-surprise du chef

En désignant Habib Essid, un technocrate indépendant, au poste de Premier ministre, le président se prémunit contre l'accusation de monopolisation du pouvoir par un seul parti.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2657p040-045.xml0 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2657p040-045.xml0 from 172.16.0.100