Le président soudanais Omar el-Béchir, lors de son arrivée au Malawi, le 14 octobre 2011.
© Amos Gumulira/AFP
Faisant fi du mandat d'arrêt émis contre lui par la Cour pénal internationale (CPI) en mars 2009, Omar el-Béchir continue de se déplacer librement. Dernière destination en date, le Malawi, où le président soudanais a assisté les 14 et 15 octobre au sommet du Comesa.
Pour la quatrième fois depuis l’émission par la Cour pénale internationale, en mars 2009, d’un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, ce dernier a pu se rendre sans encombre dans un pays pourtant signataire du statut de cette même CPI. Après le Tchad, Djibouti et le Kenya (autres États ayant reconnu la CPI), c’est le Malawi qui, à son tour, a accueilli Béchir, les 14 et 15 octobre, pour un sommet du Comesa (Marché commun de l’Afrique australe et orientale), malgré les exhortations de Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l’UE, à procéder sur-le-champ à son arrestation.
Explication des autorités de Lilongwe : « L’affaire de la CPI n’est pas à l’ordre du jour du sommet. » Une quinzaine de pays africains, parmi lesquels l’Algérie, le Maroc, l’Angola, le Rwanda, le Zimbabwe, le Togo, l’Érythrée, l’Égypte, la Côte d’Ivoire et la Libye (processus d’adhésion en cours pour les deux derniers), n’ont toujours pas reconnu la Cour, alors qu’une bonne trentaine ont déjà franchi ce pas sans pour autant, on le voit, souscrire forcément aux obligations que cela implique.

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