Blogueuse tunisienne.
Brune et ronde, on l’imagine partageant des fous rires avec des amis, mais à 34 ans, Fatma ne s’est pas contentée d’observer la Tunisie comme une scène de théâtre, matière qu’elle enseigne, mais a été l’une des pionnières de la contestation des jeunes sur la Toile. L’arrestation, en novembre 2009, de cette blogueuse au verbe haut avait suscité un tollé général sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une mobilisation sans précédent autour de l’appel « Free Fatma Arabicca ».
Depuis la révolution, Fatma ne s’en laisse pas conter ; elle continue à être une femme libre, une empêcheuse de tourner en rond qui ne baisse ni la tête ni les yeux quand il s’agit d’affronter ceux qui prennent en otages les libertés. Au-delà des polémiques, Fatma, avec d’anciens cyberdissidents devenus des compagnons de route à travers leur opposition à Ben Ali, planche très sérieusement sur l’open governance et l’e-démocratie, qui pourraient donner aux jeunes des clés pour comprendre le paysage politique postrévolution.

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