Un nouveau test de dépistage du VIH/Sida et d'autres maladies infectieuses, tout-en-un, léger et peu onéreux, vient de prouver sa fiabilité. Son principe ? Technique microfluidique et puce électronique... Explications.
Et s’il était possible d’avoir dans sa poche son propre laboratoire d’analyses ? mChip, un test sanguin équipé d’une puce électronique, permet désormais de détecter simultanément le virus du sida, la syphilis et une dizaine d’autres maladies infectieuses (hépatites B et C, herpès…).
Il suffit de déposer une goutte de sang à l’intérieur du dispositif, enfermé dans un boîtier plastique. Deux réactifs, l’un doré, l’autre argenté, vont interagir afin de créer un film de couleur, plus ou moins opaque en fonction des agents pathogènes contenus dans le sang. Vingt minutes plus tard, les résultats tombent. Il est possible de les lire grâce à un détecteur optique ou même à l’œil nu.
Des centaines de patients rwandais ont participé aux tests et l’équipe de Samuel Sia, de l’Université Columbia (à New York), est formelle : leur fiabilité est proche de 100 %.
Coût de production de 1 dollar
« Après un soutien initial du secteur privé, nous sommes à la recherche de fonds supplémentaires pour financer la fabrication et la distribution du produit », explique Vincent Linder, de la société Claros Diagnostics chargée de développer le projet, et coauteur de l’étude publiée le 31 juillet dans Nature Medicine.
Le coût de production de la biopuce n’est que de 1 dollar. L’idéal, pour les pays les plus pauvres ? « Depuis une dizaine d’années, la communauté scientifique estime que les techniques microfluidiques sont une solution prometteuse pour améliorer les capacités de diagnostic dans les régions qui manquent de laboratoires de pointe, poursuit Linder. mChip, qui a été testé sur le terrain, pourrait devenir un produit leader, notamment en Afrique. »

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