"Nous n'avons plus peur de rien", a déclaré Paul Kagamé lors de la Journée de la libération.
© Vincent Fournier pour J.A.
Le président Kagamé a profité de la Journée de la libération, le 4 juillet, pour défendre son bilan.
Le 4 juillet 1994, l’Armée patriotique du Rwanda (APR) entrait dans Kigali, mettant un point final au régime de Juvénal Habyarimana et au génocide. Depuis, chaque année, les Rwandais célèbrent à cette date la Journée de la libération. Un mot qui évoquait, à l’origine, la libération du joug des oppresseurs et des massacreurs, et qui englobe aujourd’hui les notions de libération économique, sociale et culturelle, pour rejoindre le concept de « renaissance africaine ». C’est ainsi que le thème choisi cette année pour les célébrations était : « Construisons nous-mêmes l’avenir qui nous convient. » Dans la capitale, le grand stade leur servait de cadre.
Pour la 17e fois, le 4 juillet, le pays a rendu hommage à ses enfants morts pour la fin du cauchemar et la renaissance du Rwanda. C’était aussi, comme chaque année, une opportunité pour les Forces de défense du Rwanda (FDR) de montrer leurs muscles. Et pour le président, Paul Kagamé, d’adresser à la population un discours bien dans son style : concis – pas plus d’une dizaine de minutes – et mobilisateur.
Motivé et encadré
Il suffit d’écouter le chef de l’État, de considérer le public – aussi motivé qu’encadré – et d’observer le défilé militaire, impeccable et soigneusement mesuré, pour qu’un constat s’impose : le Rwanda bénéficie d’un vrai leadership. Les résultats du pays en matière économique et sociale, a expliqué Paul Kagamé, parlent d’eux-mêmes : « Le travail que nous abattons est notre ambassadeur. Nous avons atteint un appréciable degré de valeur, que nous devons sauvegarder et renforcer. » Et d’ajouter : « Ceux qui nous salissent ne sont qu’un petit nombre. Nous avons été tellement maltraités dans le passé que nous n’avons plus peur de rien. Le degré de valeur que nous avons acquis, nous serons toujours prêts à nous battre pour le sauvegarder. »
Article suivant :
Jalloul Ayed : "les ingrédients de la réussite sont là "
Article précédent :
L'industrie au point mort
1.faustin - 25/07/2011 à 13h:07Non mais... sérieusement! Cessons de nous étourdir de formules propagandistes ramassées ds les poubelles des ONG venues d'ailleur[...] Lire
2.faustin - 23/07/2011 à 00h:07@negro. masquer des atteintes intolérables aux droits de l'homme avec des performances économiques, serait une prouesse unique ds l'hist[...] Lire
3.faustin - 22/07/2011 à 18h:07@negro. Si vous parlez pas de "vainqueurs" sans autre précision, c'est qu'il y a eu une guerre que vous ne voulez pas nommer. Celle q[...] Lire
4.Josue - 18/07/2011 à 10h:07Dire que la bonne gouvernace est loin c'est se faire oublier ou ne pas au courrant de ce qu'a été fait au rwanda ! Pouvez vous vous rap[...] Lire
5.Ngunda - 14/07/2011 à 12h:07La bonne gouvernance au Rwanda est loin d'être un slogan creux. Il faut se promener dans les villages reculés du pays pour s'en rendre co[...] Lire