Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a mis sur pied une équipe gouvernementale rajeunie, chargée de conduire les chantiers prioritaires : lutte contre le chômage et amélioration des performances économiques.
Le président Ismaïl Omar Guelleh, réélu le 8 avril pour un troisième et « ultime mandat » – selon sa formule – avait promis du changement. Le 12 mai, quatre jours après son investiture, il a rendu publique la composition de son nouveau gouvernement.
Ceux qui spéculaient sur la fin de son binôme avec Dileita Mohamed Dileita en ont été pour leurs frais. Ce dernier, Premier ministre depuis mars 2001, est reconduit. Commentaire d’un familier du sérail : « Pas question de se priver d’un ticket gagnant. »
Si Guelleh a gardé la tête de son exécutif, il en a changé de nombreux membres. Pas moins de onze ministres, pour la plupart des dinosaures en place depuis plus d’une décennie, sont remplacés par des quadras bardés de diplômes acquis dans de prestigieuses universités étrangères. Une équipe aux allures de gouvernement de combat en vue de concrétiser les priorités du président : l’eau et l’énergie, la lutte contre le chômage, l’industrialisation et la décentralisation. Conséquence : les deux premiers chantiers (hydraulique et énergie) ont été rassemblés dans le même portefeuille et confiés au Dr Fouad Ahmed Aye, un spécialiste de la géothermie. Le nouveau ministre de l’Économie et des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh (qui fut directeur de campagne du candidat Guelleh), hérite également de l’Industrie. Parmi les ministres de premier plan non reconduits figurent Ali Abdi Farah (Communication), Osmane Ahmed Moussa (Affaires présidentielles et Investissements) et Abdallah Abdillahi Miguil (Santé, ex-Intérieur). Mais le départ le plus remarqué est celui du ministre de la Défense, Ougoureh Kifleh Ahmed, un ancien chef militaire de la rébellion du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (Frud), signataire des accords de paix en 1994.
L'interview vidéo d' Ismaïl Omar Guelleh à Jeune Afrique :

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