Pas un jour sans qu’Alassane Dramane Ouattara (ADO) s’entretienne au téléphone avec ses plus fidèles soutiens internationaux. Privé de liberté d’action au niveau national, il sait que son destin se joue en partie à l’extérieur.
ADO communique donc régulièrement avec Susan Rice, représentante américaine auprès des Nations unies, et avec Nicolas Sarkozy, le président français. Sur le plan africain, il entretient une relation permanente avec Blaise Compaoré, le chef de l’État burkinabè, et avec le Nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui coordonne les actions à prendre au niveau sous-régional. ADO tient également informé le Sénégalais Abdoulaye Wade, qui l’a reçu entre les deux tours de l’élection, et Denis Sassou Nguesso, son homologue congolais. Il peut encore se targuer de l’amitié d’Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, du soutien de la famille Soglo au Bénin et de celui du président camerounais, Paul Biya.
Ouattara possède aussi un solide carnet d’adresses dans le monde politique et des affaires. En France, il bénéficie du soutien de Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, des socialistes Jacques Attali, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, actuel patron du Fonds monétaire international (FMI), ainsi que de ses prédécesseurs Michel Camdessus et Jacques de Larosière. Il est encore appuyé par de grands hommes d’affaires comme Martin Bouygues. Aux États-Unis, il a conservé son réseau dans les milieux d’affaires et la communauté juive. Il fréquente notamment des personnalités comme le financier George Soros. En Israël, il a d’excellentes relations avec Stanley Fischer, le gouverneur de la Banque centrale, rencontré lorsqu’il était au FMI.

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