Le train à grande vitesse (TGV) qui devrait relier, à partir de 2016, Tanger à Rabat en une heure et vingt minutes, contre trois heures et cinquante-cinq minutes aujourd’hui, ne sera pas financé par la Banque européenne d’investissement (BEI).
Le prêt de 400 millions d’euros pour la construction d’une nouvelle ligne de 185 km entre Kenitra et Tanger a été rejeté, le 16 novembre, par le conseil d’administration de la BEI (par 52 % des voix). Embarrassée, la banque a pris soin de rappeler qu’elle avait approuvé, en octobre, un prêt de 200 millions d’euros pour le port de Tanger Med II et qu’elle a alloué, en trente ans, 4,5 milliards d’euros aux projets marocains. Selon nos informations, l’Allemagne et d’autres pays n’ont pas apprécié que Nicolas Sarkozy ait obtenu, en 2007, le marché du TGV marocain au profit d’Alstom… sans appel d’offres. En compensation du refus du Maroc d’acheter des avions de combat Rafale ? La France complétera-t-elle son prêt avantageux de quelque 600 millions d’euros pour boucler le financement et laver l’affront allemand ? Quoi qu’il en soit, le Maroc a signé avec Alstom, le 10 décembre, un contrat de 400 millions d’euros pour la fourniture de quatorze rames de TGV.

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