Cette fois, Abdou Diouf y croit. Depuis son arrivée à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), en 2002, l’ancien président sénégalais milite pour que l’Afrique centrale accueille un sommet de la Francophonie. Après Montreux, en Suisse, de 22 au 24 octobre, le sommet suivant, en 2012, devrait donc se tenir à Kinshasa.
Reste une inconnue : le président Kabila se rendra-t-il à Montreux pour défendre la candidature de son pays ? Il y a deux ans, à Québec, il avait annulé sa venue à la dernière minute, ce qui lui avait fait perdre l’organisation du sommet 2010. Cette fois, tous les clignotants semblent au vert. Doris Leuthard, la présidente suisse, lui a adressé une invitation officielle et, en coulisses, Français et Belges – sans parler d’Abdou Diouf – poussent à la roue. « S’il ne vient pas, il y aura du scepticisme, mais je suis sûr qu’il viendra », confie un décideur, à Paris.
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