À l'actif d'Abdelhak Benchikha, un titre de champion de Tunisie avec le Club africain, en 2008.
© Fethi Belaid/AFP
Abdelhak Benchikha, jusqu'alors entraineur de l'équipe nationale algérienne A', a été préféré à une foule de prétendants étrangers à la tête des Fennecs. Il lui faudra un peu plus que ses méthodes musclées, qui lui ont valu le surnom de "Général", pour s'imposer définitivement, comme l'a rappelé la cinglante défaite subie face à la Centrafrique.
Mohamed Raouraoua, président de la Fédération algérienne de football (FAF), n’a pas cédé à la tentation de nommer un sélectionneur étranger après la démission de Rabah Saadane, le 4 septembre. Le big boss de la FAF avait pourtant le choix. Les Français Philippe Troussier et Rolland Courbis, tous les deux sans club, s’étaient déclarés disponibles. Le nom d’Hervé Renard, sélectionneur de l’Angola, avait circulé sans que l’intéressé ne reçoive la moindre offre venue d’Alger. Et les CV d’autres étrangers, tels que le Serbe Bora Milutinovic et l’Allemand Lothar Matthäus, ont atterri sur le bureau présidentiel.
Première à être évoquée après le départ de Saadane, la piste menant à Abdelhak Benchikha (46 ans), qui vient de qualifier l’équipe nationale A’ pour le Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2011, s’est finalement imposée. Benchikha, qui a également dirigé Umm Salal (Qatar), Zarzis et le Club africain de Tunis (2007-2009), est surnommé « le Général » pour son goût immodéré de la discipline. Une réputation qui aurait même incité certains cadres de la sélection, habitués à l’autodiscipline, à militer contre sa nomination. Lors de sa première conférence de presse, le nouveau patron des Fennecs a annoncé la couleur en insistant sur sa volonté de « changer les mentalités » et « de faire jouer la concurrence ». « J’aime les vedettes, mais les vedettes qui font du feu, pas de la fumée », a lancé le Général.
Pas de révolution, en tout cas, pour sa première liste : Benchikha a convoqué majoritairement des « expatriés », alors qu’une partie de l’opinion réclame plus de joueurs locaux. Le match à Bangui face à la Centrafrique lors de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2012 (10 octobre), dont l’importance était cruciale après le nul face à la Tanzanie (1-1), ne constituait sans doute pas le laboratoire idoine pour se lancer dans de grandes expérimentations.
Quoiqu'il en soit les Fennecs ont livré une prestation exécrable (0-2), ce qui laisse penser que la partie est loin d'être gagnée pour Benchika.
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