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19/10/2010 à 10h:12
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L'épave du Let 140. Image extraite d'un reportage de RTL TVI. L'épave du Let 140. Image extraite d'un reportage de RTL TVI. © YouTube

D'après le rapport d'enquête et le témoignage de l'unique survivant, le crash aurait eu pour cause la panique déclenchée par l'évasion d'un crocodile dissimulé dans un sac de sport.

L’accident de l’appareil de la compagnie congolaise Filair, qui s’est écrasé le 25 août à 500 mètres de l’aéroport régional de Bandundu, entraînant la mort de dix-neuf passagers et membres d’équipage, ne serait pas dû, comme cela a été dit officiellement, à une panne de carburant, mais à une panique à bord. Selon un rapport d’enquête sur l'incident, qui porte en exergue la mention « À la demande de CPTA » (Comité professionnel des transporteurs aériens), et le témoignage de l’unique survivant – grièvement blessé –, auxquels J.A. a eu accès, l’appareil, un Let-410 tchèque turbopropulsé (dont le pilote belge et le copilote n’ont pas survécu), transportait en cabine un… crocodile vivant.

L’un des passagers avait dissimulé l’animal, qu’il comptait revendre, dans un gros sac de sport dont le saurien s’est échappé alors que l’avion amorçait sa descente sur Bandundu. L’hôtesse, effrayée, s’est précipitée vers le cockpit, aussitôt imitée par les passagers. Déséquilibré, l’appareil est aussitôt parti en vrille, malgré les efforts désespérés du pilote pour le redresser. Si l’on en croit le rapport, une partie des curieux accourus sur les lieux se sont mués en pillards, allant jusqu’à dépouiller de leurs vêtements les corps des victimes. Détail tragicomique : le crocodile, lui, a survécu au crash, avant d’être découpé à la machette. Une vidéo le montre émergeant tranquillement des débris du Let-410…

__

Précision

De cet article, le Comité professionnel des transporteurs aériens (CPTA) de la RD Congo nous fait savoir qu’il n’a pas commandé de rapport officiel sur cet accident. Dont acte, même si le rapport d’enquête évoqué, dont une copie se trouve en notre possession, porte bien en exergue la mention « À la demande du CPTA ».

Droit de réponse

À la suite de votre confidentiel sur « les vraies raisons du crash de Bandundu », je vous informe que l’accident de l’avion que pilotait mon défunt époux, Daniel Philemotte, est d’origine criminelle et non accidentelle, comme vous avez l’air de le prétendre. Les avions de la compagnie Filair ne sont pas des poubelles volantes comme certains appareils en RD Congo. Mon mari venait, en juillet 2010, de conclure trois gros marchés de transport, au détriment de ses concurrents. Et il avait à plusieurs reprises dénoncé des actes de sabotage commis sur l’avion qu’il pilotait personnellement. Comme il était citoyen belge, une enquête criminelle a été ouverte à Bruxelles.

Mimie Mulowayi-Philemotte

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