Malgré les déclarations de façade, il sera très compliqué pour les députés d'obtenir la majorité nécessaire pour saisir à la Haute Cour de justice à l'encontre du président béninois Boni Yayi, dans l'affaire de fraude pyramidale de ICC Services.
Officiellement, les députés qui ont lancé la procédure contre le président béninois, Boni Yayi, dans l’affaire ICC Services sont déterminés à aller jusqu’au bout. En coulisses, ils se rendent à l’évidence. Il va être difficile d’obtenir les 56 signatures – soit la majorité requise sur les 83 sièges de l’Assemblée nationale – pour saisir la Haute Cour de justice. « Il n’est pas certain que la volonté des parlementaires soit d’aller jusqu’au clash. En revanche, le lancement de la procédure a suffi à entacher l’autorité du chef de l’État », assure un membre de la mouvance présidentielle. « Peut-‘on se permettre une crise institutionnelle à sept mois de l’élection présidentielle ? » s’interroge un leader de l’opposition.
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