Bien que signataire du Statut de Rome, la France a tardé à adapter sa législation nationale à la CPI. C’est chose faite depuis le 13 juillet et le vote d’une loi qui lui permet désormais de juger les personnes accusées de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Cette loi limite toutefois les poursuites aux criminels de nationalité française ou ayant leur « résidence habituelle » en France. Au grand dam d’une partie de la majorité, de la gauche (qui a voté contre) et des organisations de défense des droits de l’homme. « Les Eichmann et les Pinochet de demain pourront venir en France sans risque d’être inquiétés tant qu’ils ne font pas de notre pays leur lieu de résidence habituel », a notamment protesté l’ONG Coalition française pour la Cour pénale internationale.
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Gilles Kepel est politologue français, spécialiste de l'islam et du monde arabe[...]
Zyed Krichen est le directeur de la rédaction du quotidien tunisien "Le Maghreb".[...]