Les photos anthropométrique d'Hannibal Kaddafi étaient parus début septembre.
© La Tribune de Genève
Grogne au sein de la rédaction de la "Tribune de Genève", vénérable quotidien suisse, où l’on trouve que le statut de victime collatérale du conflit qui a opposé les autorités de Berne à celles de Tripoli est un peu cher payé. Pour avoir diffusé, en septembre 2009, les photos d’identité judiciaire de Hannibal Kaddafi, le fils du « Guide », prises lors de son interpellation un an plus tôt, le journal a dû en effet faire face à une rafale de sanctions. Publication sur une demi-page du jugement du tribunal de Genève le condamnant pour « atteinte à la vie privée », diffusion pendant un mois du même jugement sur son site internet, ainsi que sur celui du canton de Genève, paiement des frais d’avocat du sieur Kaddafi et, enfin, excuses publiques prononcées à Tripoli par la chef de la diplomatie suisse, Micheline Calmy-Rey. Commentaire d’un rédacteur en chef de la Tribune : « Le titre de l’article incriminé était prémonitoire : “L’humiliation, nerf de la guerre que livre la Libye à la Suisse”. »
Article suivant :
Le continent veut enfin compter
Article précédent :
Obeidi de retour à Tunis
1.ERNEST - 25/06/2010 à 17h:06Le temps ou l europe dictait ses vues a l Afrique est revolu[...] Lire