La conférence diplomatique de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), qui doit s’ouvrir le 28 avril à Libreville, s’annonce tendue en raison de la volonté affichée par le Tchadien Youssouf Mahamat de briguer sa propre succession au poste de directeur général. Ou, plus exactement, de solliciter une « prolongation limitée de son mandat » de trois ans. Inacceptable aux yeux du Sénégal, entre autres, qui avait fait de son départ une des conditions à son retour au sein de l’agence, après la grave crise qui, en novembre 2007, l’opposa, avec Madagascar, à l’institution panafricaine. Lors de la réunion du Comité des ministres des Transports, en juillet 2009, à Ouagadougou, le Sénégal avait seulement consenti à laisser Mahamat terminer son mandat. Si la candidature tchadienne est maintenue, il menace de ne pas signer la nouvelle convention de l’Asecna et pourrait entraîner dans son sillage d’autres États membres.
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Tiébilé Dramé, président du Parti de la renaissance africaine (Parena).[...]