Le commandement de l’armée algérienne envisage d’élargir le partenariat régional dans le cadre de la mise en place d’une stratégie de lutte contre les djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Sahel. Outre ses six partenaires (Burkina, Libye, Mauritanie, Mali, Niger et Tchad), l’Algérie propose d’associer le Nigeria. Pour convaincre Abuja, Alger avance deux arguments. Abdelhamid Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, les deux émirs du Sahel, recrutent de plus en plus d’éléments originaires de ce pays. Par ailleurs, la configuration du terrain nécessite une surveillance aérienne permanente. Mais, bien que dotée d’une flotte importante (elle vient d’acquérir seize nouveaux chasseurs bombardiers Sukhoï), l’aviation militaire algérienne ne peut, à elle seule, remplir cette mission qui nécessite de couvrir les 4 millions de km2 de cette zone grise qu’est le Sahel. Or ses partenaires ne disposent pas de forces aériennes dignes de ce nom. À la différence du Nigeria.
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