Après Kigali, Libreville vient de décider une interdiction totale des sachets pour préserver l’environnement.
À partir du 1er juillet, le gouvernement gabonais n’admettra plus de sacs plastique « non recyclables » sur son territoire. Annoncée le 4 mars par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, la mesure d’interdiction concerne aussi bien les résidents que les voyageurs étrangers. Les sachets plastique s’amoncellent dans les décharges, souillent les plages, s’infiltrent dans les canalisations, obstruent les égouts, et restent des années dans la nature. Fabriqués à base de polyéthylène d’origine pétrochimique, les sacs plastique polluent les sols et les nappes phréatiques pendant des périodes pouvant atteindre cent cinquante ans, car ils ne sont pas biodégradables. Les Gabonais devront donc apprendre à faire leurs courses munis d’un cabas ou de sacs biodégradables et compostables.
Le Gabon n’est pas le seul pays à s’attaquer à la pollution par les emballages plastique. Pour des raisons à la fois écologiques et sanitaires, l’Afrique du Sud a été le premier du continent à leur déclarer la guerre, notamment en faisant payer les sacs dans les supermarchés. Au Rwanda, où ils sont strictement prohibés, leur utilisation fait encourir au contrevenant une amende allant de 1 à 5 millions de francs rwandais(1 700 à 8 500 dollars). La loi y est remarquablement appliquée.
Au Kenya, où 4 000 tonnes de sachets en plastique fins sont produites chaque mois, le recyclage fonctionne mais reste insuffisant. À peine 25 % des déchets sont en effet ramassés, le reste finissant dans la nature. Idem en Afrique du Sud, où la réglementation impose l’utilisation de sacs épais, et recyclables, sans pour autant avoir instauré un système de collecte ou de tri des emballages usagés.

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