Extension Factory Builder
31/03/2010 à 18:53
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article

Après Kigali, Libreville vient de décider une interdiction totale des sachets pour préserver l’environnement.

À partir du 1er juillet, le gouvernement gabonais n’admettra plus de sacs plastique « non recyclables » sur son territoire­. Annoncée le 4 mars par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, la mesure d’interdiction concerne aussi bien les résidents que les voyageurs étrangers. Les sachets plastique s’amoncellent dans les décharges, souillent les plages, s’infiltrent dans les canalisations, obstruent les égouts, et restent des années dans la nature. Fabriqués à base de polyéthylène d’origine pétrochimique, les sacs plastique polluent les sols et les nappes ­phréatiques pendant des périodes pouvant atteindre cent cinquante ans, car ils ne sont pas biodégradables. Les Gabonais devront donc apprendre à faire leurs courses munis d’un cabas ou de sacs biodégradables et compostables.

Le Gabon n’est pas le seul pays à s’attaquer à la pollution par les emballages plastique. Pour des raisons à la fois écologiques et sanitaires, l’Afrique du Sud a été le premier du continent à leur déclarer la guerre, notamment en faisant payer les sacs dans les supermarchés. Au Rwanda, où ils sont strictement prohibés, leur utilisation fait encourir au contrevenant une amende allant de 1 à 5 millions de francs rwandais(1 700 à 8 500 dollars). La loi y est remarquablement appliquée.

Au Kenya, où 4 000 tonnes de sachets en plastique fins sont produites chaque mois, le recyclage fonctionne mais reste insuffisant. À peine 25 % des déchets sont en effet ramassés, le reste finissant dans la nature. Idem en Afrique du Sud, où la réglementation impose l’utilisation de sacs épais, et recyclables, sans pour autant avoir instauré un système de collecte ou de tri des emballages usagés.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Article suivant :
Villepin, général de division

Article précédent :
Hommage unanime à Zohra Sellami

Réagir à cet article

Gabon

Gabon - France : un intermédiaire nommé Ali Bongo Ondimba

Gabon - France : un intermédiaire nommé Ali Bongo Ondimba

Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, s'est entretenu avec son homologue français le 8 avril. Crise centrafricaine, relations commerciales, Rwanda... Retour sur les discussions qui se sont tenues.[...]

Côte d'Ivoire - Gabon : quand Ali Bongo prend conseil auprès de Ouattara

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba était en visite à Abidjan, vendredi 11 avril. L'occasion de s'enquérir de la santé de son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, et de s'entretenir avec[...]

Gabon : rencontre Hollande-Bongo, ou quand "l'affaire Total" s'invite à l'Élysée

Officiellement, le président français, François Hollande, et son homologue gabonais, Ali Bongo, ont discuté mardi à Paris de la crise centrafricaine et des relations entre leurs pays. Mais[...]

RDC, Gabon, Maroc, Togo : short-list des sélectionneurs potentiels

De nombreuses sélections africaines, dont celles de RDC, du Gabon, du Maroc et du Togo, cherchent un nouveau coach. Tour d’horizon des candidats les plus sérieux.[...]

Mali : une enquête française vise un "parrain" corse lié à l'Afrique

Le quotidien français "Le Monde" daté de vendredi fait état d'une enquête lancée par la justice française contre Michel Tomi, homme d'affaires corse à la tête d'un[...]

Gabon - France : Ali Bongo Ondimba à Paris du 7 au 9 avril

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba se rend en France du 7 au 9 avril. Économie et crise centrafricaine sont au menu des discussions.[...]

Gabon : la présidentielle de 2016, c'est déjà demain

La page du scrutin local de décembre 2013 à peine tournée, commencent les grandes manoeuvres en vue de la présidentielle. Dissidences, alliances, jeu de chaises musicales dans les[...]

Joseph John-Nambo : "L'opposition gabonaise essaie d'exister comme elle le peut"

À deux ans de la présidentielle gabonaise, Joseph John-Nambo, le co-fondateur du courant des Souverainistes, branche radicale du mouvement de l’Union national (UN), tire à boulets rouges sur la politique[...]

Gabon - Faustin Boukoubi : "L'opposition manque de crédibilité"

Quand il donne son avis sur le paysage politique gabonais, le secrétaire général du Parti démocratique gabonais (au pouvoir), Faustin Boukoubi, ne mâche pas ses mots. Entretien.[...]

Gabon : à Libreville, la Cemac cherche encore des locaux

La capitale gabonaise prépare l'arrivée du site temporaire de relocalisation de la Cemac.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers