Les nominations annoncées par le roi Mohammed VI confirment sa volonté de donner un nouveau visage à l’autorité décentralisée.
Le 1er mars, le roi Mohammed VI a nommé plusieurs walis et gouverneurs de l’administration centrale et territoriale du ministère de l’Intérieur. Ce sont les premières nominations depuis le remplacement, en janvier, de Chakib Benmoussa par Taïeb Cherkaoui à la tête de ce ministère clé.
Diplômé des Ponts et Chaussées, Mohamed Boussaïd, 49 ans, ancien ministre du Tourisme, victime du remaniement de janvier, a été nommé wali de la région de Souss-Massa-Drâa. Il remplace Rachid Filali, dont la gestion était très contestée. Mais la nomination de l’ancien ministre n’est pas du goût de tout le monde. « Ils lui ont donné quelque chose pour s’occuper. Mais le ministère de l’Intérieur est une machine bien rodée qu’il faut savoir maîtriser. Or Boussaïd n’a aucune expérience dans ce domaine », estime un observateur.
Mohamed Khabbachi, 53 ans, hérite du poste de gouverneur chargé de la communication. L’ancien patron de l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP), lui-même journaliste de formation, avait été « appelé à d’autres fonctions », sans qu’il donne d’autre explication, en janvier 2009. Beau-frère de Yassine Mansouri, patron de la puissante Direction générale des études et de la documentation (DGED), il retrouve donc un poste stratégique.
Le 22 janvier 2009, le roi avait approuvé un nouveau découpage territorial donnant lieu à la création de 13 nouvelles provinces, dont Youssoufia, Midelt ou encore Sidi Ifni. Mais aucun wali n’y avait été encore désigné. C’est désormais chose faite. Parmi les walis fraîchement nommés, beaucoup sont nés dans les années 1960, et la plupart ont fait de longues études. Fait nouveau : ils ne sont pas tous issus de l’Intérieur, mais sont passés par les ministères de l’Habitat, de l’Agriculture, voire par le privé. À 42 ans, Mamay Bahiya en est un bon exemple : cet agronome surdiplômé a été nommé gouverneur de la province sensible de Sidi Ifni. « Aujourd’hui, on veut donner un nouveau visage à l’autorité décentralisée, ajoute notre observateur. On privilégie des gens qui sont en phase avec leur époque et qui vont pouvoir poser les jalons de la démocratie locale voulue par le roi. »
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1.Med - 12/04/2010 à 17h:04Bjr tt le monde; la route du Mile commence par un pas, donc laissant les travailler au lieu de les critiquer toujours, vaut mieux proposer des solutio[...] Lire
2.berla - 24/03/2010 à 22h:03La critique est facile. Il n'y a pas un seul pays au monde où la province se gère sans l'intervention du pouvoir central. Si la critique[...] Lire
3.Said - 19/03/2010 à 03h:03Drôle de décentralisation! Un pouvoir fort centralise a une personne...qui décentralise en émettant des ordres...qui peuve[...] Lire
4.aliflam241 - 18/03/2010 à 13h:03A mes yeux, il est difficile de parler de decentralisation tant que les gouverneurs et autres walis sont nomes par Rabat. Cela me semble etre tres cen[...] Lire