26/02/2010 à 10h:00 Par Jeune Afrique
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L'attribution de la présidence par intérim à Goodluck Jonathan inquiète les nigerians "nordistes". Ils craignent que ce ressortissant du Sud s'éternise au pouvoir.

Le transfert du pouvoir à un ressortissant du sud du Nigeria, le vice-président Goodluck Jonathan, pour pallier l’interminable absence du chef de l’État Umaru Yar’Adua (hospitalisé en Arabie saoudite depuis le 23 novembre), inquiète les membres « nordistes » du People’s Democratic Party (PDP), au pouvoir. Ils pensaient, avec Yar’Adua, être aux commandes pour deux mandats (de 2007 à 2015), comme l’a été le Sud avec l’ex-chef de l’État Olusegun Obasanjo (1999-2007). Mais ils redoutent désormais de voir leurs rivaux s’installer durablement à la présidence. Et manœuvrent pour l’organisation, dès le mois de juin, d’une élection primaire au sein du PDP. Elle serait bien sûr remportée par l’un des leurs. En cas de présidentielle anticipée fin 2010, les « Nordistes » auraient ainsi un candidat fin prêt.

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Nigeria

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