Extension Factory Builder
25/01/2010 à 15:16
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article

Selon la nouvelle loi fondamentale, le chef de l'Etat angolais sera élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.

Le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) est passé maître dans l’art de neutraliser son adversaire. Depuis la fin de la guerre civile, en 2002, le parti du président José Eduardo dos Santos parvient en effet, par voie légale, à maintenir éloignée du pouvoir l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita) de feu Jonas Savimbi, qui l’avait pourtant forcé à accepter le multipartisme en 1991.

« Coup d’État constitutionnel »

Dernier épisode en date : l’adoption, le 21 janvier, de la première Constitution du pays par l’Assemblée nationale, en l’absence des députés du « Galo negro » (« Coq noir », symbole de l’Unita) qui accusent le MPLA (majoritaire, avec plus de 80 % des sièges) de « coup d’État constitutionnel ».

« Lors des dernières sessions de la commission constitutionnelle, tous les partis ont voté contre les propositions du MPLA. Celui-ci a donc adopté tout seul un système qui donne au président des pouvoirs de dictateur », fulmine Alcides Sakala, porte-parole de l’Unita.

En cause : l’élection indirecte du chef de l’État pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Comme en Afrique du Sud, le leader du parti ayant remporté les législatives devient de facto président. Dos Santos, au pouvoir depuis trente ans, devrait donc rester au moins jusqu’aux prochaines élections, en 2012.

Nation « indivisible »

Autre changement : le Premier ministre est remplacé par un vice-président nommé, parmi les députés, par le chef de l’État, qui voit ses pouvoirs encore renforcés. Enfin, la nouvelle Loi fondamentale consacre – ressources minières et agricoles obligent – la propriété de l’État sur l’ensemble des terres. Et réaffirme le caractère « indivisible » de la nation, en référence notamment à la rébellion sécessionniste du Front de libération de l’enclave du Cabinda (Flec). Lequel a tué deux membres de la délégation togolaise de football à la Coupe d’Afrique des nations, le 8 janvier.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Angola

Centrafrique : Samba-Panza, dos Santos et les 10 millions de dollars

Centrafrique : Samba-Panza, dos Santos et les 10 millions de dollars

En mars, le président angolais José Eduardo dos Santos avait octroyé un don de 10 millions de dollars à son homologue centrafricaine Catherine Samba-Panza afin de renflouer son pays en fail[...]

Centrafrique : Luanda annonce la participation des troupes angolaises à la Minusca

Un officiel de la diplomatie angolaise a annoncé lundi que Luanda enverra ses troupes en Centrafrique pour prendre part à la Minusca. Ce sera la première participation de l'Angola dans une opération de[...]

Sam Pa, très sulfureux intermédiaire

Depuis dix ans, le nom de ce businessman - et ancien espion chinois ? - apparaît dans de nombreux contrats miniers passés entre Pékin et l'Afrique. Son parcours sinueux commence en Angola[...]

Sindika Dokolo, l'homme qui collectionne les pièces... d'art contemporain

Businessman congolais et époux d'Isabel dos Santos, la fille du président angolais, Sindika Dokolo est surtout connu pour sa passion pour les créateurs africains.[...]

Coupe du monde de basketball : que peuvent faire les Africains ?

À partir du 30 août, trois équipes africaines participent à la Coupe du monde de basketball, en Espagne. Si les Américains sont favoris, et que les Espagnols espèrent également[...]

RDC : le dernier rapatriement de réfugiés angolais a commencé

Le rapatriement des réfugiés angolais en RDC touche à sa fin. La dernière opération de retour a débuté mardi à Kinshasa.[...]

Sommet États-Unis - Afrique : demandez le programme et suivez le guide !

Le premier sommet États-Unis - Afrique s'ouvre ce lundi à Washington. Durant trois jours, Barack Obama et près de cinquante chefs d'État et de gouvernement du continent évoqueront leur[...]

États-Unis : l'Afrique au sommet, séance de rattrapage pour Barack Obama

Du 4 au 6 août, le président américain accueille le premier sommet États-Unis - Afrique des chefs d'État et de gouvernement. La Maison Blanche reconsidère-t-elle pour autant[...]

Wikipédia : le classement des chefs d'État africains les plus populaires

Créé en 2001, Wikipédia s'est imposée depuis comme l'encyclopédie numérique la plus consultée au monde. Participative, elle rassemble des informations collectées par les[...]

Expatriés : les villes africaines toujours plus chères !

Les classements 2014 des cabinets Mercer et ECA International montrent que les villes africaines sont toujours plus chères pour les expatriés. En cause : une dépendance forte vis-à-vis des importations[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers