13/01/2010 à 14h:36 Par Cherif Ouazani
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En grève depuis le 20 décembre dernier, les médecins généralistes du secteur public ont été rejoints, le 4 janvier, par leurs collègues spécialistes. Résultat : le secteur de la santé est quasi paralysé. En pleine campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1), qui a provoqué une cinquantaine de décès dans le pays depuis le début de l’épidémie, cela fait plutôt désordre…

La protestation des praticiens porte sur quatre revendications. La première a trait au statut de la profession. Alors qu’un texte avait été élaboré par le ministère de la Santé et les deux syndicats représentant les professionnels du secteur, les médecins ont été surpris de voir le gouvernement en présenter une autre mouture au Parlement.

Les deux revendications suivantes sont d’ordre salarial. Les syndicats souhaitent être associés, au sein d’une commission mixte, à la détermination du régime indemnitaire. Ils exigent en outre que les accords de novembre 2002 et de mars 2004, qui prévoyaient le versement d’une prime d’intéressement au personnel du secteur, soient enfin appliqués.

Dernier point de litige : l’octroi d’un quota annuel de logements pour les médecins (généralistes et spécialistes) et l’introduction du principe de cessibilité du logement de fonction, au même titre que pour les autres catégories de la fonction publique.

Si les débrayages se limitent, pour le moment, à un sit-in quotidien des blouses blanches sur leur lieu de travail entre 9 heures et 11 heures, le conflit risque de se durcir dans les jours prochains. Face à l’intransigeance de l’administration et à la fermeté du gouvernement, qui envisage de ponctionner les salaires des grévistes, les syndicats menacent de ne plus assurer le service minimum. La question devrait être tranchée lors d’un conseil extraordinaire du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) prévu le 14 janvier, à Alger.

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