10/12/2009 à 10h:22 Par Cherif Ouazani
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Le projet de loi de finances et le budget de l’État pour l’année 2010 ont été adoptés, le 1er décembre, par l’Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse du Parlement). Le budget de l’État, calculé sur la base d’un baril de pétrole à 37 dollars, devrait afficher un déficit de 8,4 % du PIB. Une première depuis dix ans. Selon Karim Djoudi, grand argentier du pays, ce déficit devrait être amorti par le fonds de garantie, alimenté par le différentiel entre le prix de référence du baril et les recettes réelles de la fiscalité pétrolière. Ce déficit s’explique par les provisions budgétaires consacrées à la hausse des salaires promise par le président Abdelaziz Bouteflika avec une masse salariale de la fonction publique supérieure à 9 milliards de dollars. Autre caractéristique du chapitre des dépenses, le budget d’équipement est nettement plus élevé que le budget de fonctionnement : plus de 3 022 milliards de dinars (près de 27,3 milliards d’euros), contre 2 838 milliards de dinars (25,6 milliards d’euros). Le taux de croissance attendu est de 4 % (5,5 % hors hydrocarbures), contre 2 % en 2009, avec un taux d’inflation de 3,5 %.

Les efforts de reconstruction et la faiblesse de la production agricole et de biens alimentaires maintiennent les importations à un niveau élevé : 37 milliards de dollars (24,5 milliards d’euros), en légère baisse par rapport à 2008, année de tous les records avec une facture de plus de 40 milliards de dollars (26,5 milliards d’euros). Les dispositions de la loi de finances 2010 confirment le virage à gauche de juillet dernier, quand des mesures protectionnistes avaient été adoptées dans le cadre de la loi de finances complémentaire (LFC) 2009. Après l’étape de l’APN, les deux textes seront soumis, dans les jours à venir, à l’approbation du Conseil de la nation (Sénat). Ils devront être signés et promulgués par le président Bouteflika avant le 31 décembre.

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