24/11/2009 à 16h:39 Par Stéphane Ballong
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En s’implantant à Paris, Londres, Dubaï et Pékin, le groupe veut s’imposer comme tête de pont entre les entreprises du continent et les marchés mondiaux.

Financer le commerce international entre l’Afrique et le reste du monde. C’est, selon son directeur, Christophe Jocktane-Lawson, la vocation d’EBI SA, la filiale française à 100 % du groupe Ecobank qui a démarré ses activités en juin 2009, à Paris. Alors que ses consœurs, Bank of Africa (BOA), en attente d’une licence définitive pour exercer en France, ou Attijariwafa Bank Europe, présente dans l’Hexagone depuis 2006, visent essentiellement les particuliers de la diaspora, EBI SA se spécialise dans les « corporates ». Autrement dit, la banque panafricaine, basée à Lomé (Togo), se positionne sur le financement des opérations des multinationales qui interviennent en Afrique et des sociétés africaines qui commercent avec l’Europe et les autres continents.

Ainsi, les activités de cette filiale sont essentiellement des virements pour le compte des clients (entreprises) africains et occidentaux, des traites avalisées, des émissions de crédits documentaires, des émissions de garantie…

« À terme, nous voulons devenir le hub des opérations en provenance et à destination du continent », explique Christophe Jocktane-Lawson. Le marché visé par EBI SA représente environ 0,5 % du commerce mondial et couvre l’ensemble de son réseau (28 pays d’Afrique subsaharienne). Jusque-là, l’activité de négoce international de la banque panafricaine s’effectuait, en contrepartie de commissions, par l’intermédiaire de correspondants à l’étranger : Fortis Banque (BNP Paribas), Natixis ou encore Citibank. « EBI SA a été créée pour compléter l’activité de ces partenaires mais à terme elle doit nous permettre de faire l’économie de ces commissions », précise le patron de la filiale française.

 

Un démarrage prudent

Mais pour l’heure, la prudence est de rigueur. « Nous n’allons dans un premier temps réaliser que des opérations de court terme maîtrisables, pour ensuite monter en puissance », affirme le directeur d’EBI SA, qui précise que, dès 2010, la banque commencera à tisser sa toile en Europe en s’implantant dans les principaux centres financiers.

Ainsi, dès l’année prochaine une représentation sera ouverte à Londres où officie déjà la nigériane First Bank of Nigeria (FBN) et bien d’autres établissements africains. Le groupe a par ailleurs obtenu des agréments pour l’ouverture de représentations aux Émirats arabes unis et à Johannesburg, en Afrique du Sud. Et il attend une autorisation pour s’implanter à Pékin, en Chine.

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