03/11/2009 à 14h:46 Par Jeune Afrique
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Ben Ali : un mandat pour consolider les libertés

- Au nom de mon association, le Cercle d’amitié de l’Union méditerranéenne, et en mon nom personnel, je salue le succès du président Zine el-Abidine Ben Ali tout en lui souhaitant mes meilleurs vœux pour aborder son nouveau quinquennat 2009-2014. Avec son programme électoral, Ben Ali a démontré qu’il restait à l’écoute des revendications du peuple tunisien. Depuis 1987, il a su faire reculer la pauvreté dans notre pays et a fini par l’enrayer définitivement comme personne n’a réussi à le faire au Maghreb et en Afrique. Je suis convaincu que le prochain quinquennat sera celui où Ben Ali ancrera dans nos mœurs le patriotisme, le pluralisme, la liberté d’expression ainsi que l’ouverture des postes de responsabilité à la jeunesse tunisienne.

Lyes Ben Chedli, Paris, France

 

Opposition fantôme

- Je suis un fidèle lecteur de J.A., et surtout de l’incomparable « Ce que je crois » de Béchir Ben Yahmed, qui, dans le n° 2540, explique les raisons pour lesquelles l’opposition perd les élections dans les pays démocratiquement moins avancés. J’ai été heureux de constater que son raisonnement va dans le même sens que le mien, car je n’ai jamais compris comment l’opposition, dans presque tous les pays du continent noir, au lieu de se regrouper pour renverser la majorité, s’ingénie à s’auto-éliminer en présentant plusieurs candidats, même lorsque le peuple est las du pouvoir. Je suis tenté de conclure qu’il n’existe pas d’opposition sur le continent, mais seulement une multiplicité de candidats.

Bafunyembaka Jean de Dieu, RD Congo

 

Les engagements de J.A.

- Je suis italien, abonné à Jeune Afrique depuis plusieurs années, et j’ai beaucoup apprécié l’éditorial de François Soudan à propos du capitaine Dadis Camara (J.A. n° 2545-2546). J’aimerais lui dire toute mon estime pour la clarté de ses écrits ainsi que pour ses engagements. Et merci à J.A. pour l’article intitulé « Berlusconi, ou la mascarade du pouvoir » dans le même numéro. Vraiment, nous n’en pouvons plus de lui !

Alessandro Corduas, Biella, Italie

 

Sarkozy, « Prix Nobel » ?

- Grande a été la surprise à l’annonce de l’attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama, le 9 octobre. Depuis lors, les critiques ne cessent de se faire entendre.

Mais, comme le mentionne à juste titre Marwane Ben Yahmed dans son éditorial « La paix selon Obama » (J.A. n° 2544), le prix Nobel ne consacre pas uniquement des résultats mais aussi une démarche, une orientation, ou une vision. Car il a été attribué à Aung San Suu Kyi et à Shirin Ebadi, même si la junte militaire est toujours aux commandes en Birmanie, et si les droits des femmes sont toujours une illusion en Iran.

Par ailleurs, les critiques les plus sévères sont venues d’hommes politiques et de chroniqueurs français. Jean-François Copé (président du groupe parlementaire UMP au Palais-Bourbon) a argué, le 12 octobre sur le plateau du Grand Journal de Canal+ que celui qui méritait le plus ce prix était le président Nicolas Sarkozy. Mais qu’a fait ce dernier pour prétendre à ce prix ? À part une médiation en qualité de président en exercice de l’UE pendant l’été 2008, lors du conflit russo-géorgien, qu’a-t-il fait ?

À l’instar de ses prédécesseurs, s’il mérite un prix, c’est bien celui de la négation de la démocratie et du développement en Afrique. Un prix que pourrait sans nul doute lui attribuer le comité « Nobel » de la Françafrique, dont le siège pourrait être installé soit dans la circonscription de M. Balkany, soit à Libreville…

Luo Matundu Goya, Paris, France

 

Ne pas diaboliser Dadis

- L’éditorial intitulé « Il faut soigner le soldat Dadis » m’a paru très excessif tant dans la forme que dans le fond. Ne diabolisons pas Dadis ! Tout le monde avait salué la façon dont il a pris le pouvoir.

Au départ, tout le monde croyait à cet homme. Votre très excessif jugement est à la limite une insulte pour tous les chefs d’État, et je ne sais pas si dans l’histoire « glorieuse » de votre journal vous avez traité aussi méchamment un chef d’État non africain.

Je vous demande de croire que je n’approuve absolument rien des comportements de Dadis depuis le 28 septembre, même s’il a le droit, en tant que Guinéen, d’être candidat.

J’ai 40 ans, et depuis que j’ai su lire, je lis Jeune Afrique ; nous lisons et faisons lire J.A. à nos enfants. Que peut-on leur dire s’ils découvrent ce ton arrogant dans ce journal ? Un journaliste a des limites. Dans cette affaire, avez-vous respecté votre ligne éditoriale ?

Mansour Coulibaly, Bamako, Mali

Réponse :

Un journaliste, dites-vous, a des limites. Un chef d’État aussi, et le capitaine Dadis Camara les a, à nos yeux, allègrement franchies. Tout comme, avant lui, d’autres hauts responsables, africains ou non, que nous ne nous sommes pas privés de dénoncer pour cela.

François Soudan

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