27/10/2009 à 09h:27 Par Nicolas Marmié, envoyé spécial à Casablanca
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Identifier les enjeux socio-économiques, croiser les expériences techniques, préserver l’environnement… Élaboré par l’ONG Droit à l’énergie SOS futur, qui fédère 250 associations dans 70 pays et milite, sous l’impulsion de Pierre-Jean Coulon, son président, pour « un accès citoyen » à l’énergie, le programme de la Conférence méditerranéenne sur l’énergie, organisée les 13 et 14 octobre à Casablanca, aura été très riche.

Et c’est un vrai laboratoire d’idées qui a planché sur les immenses défis qui attendent les pays riverains de la Mare Nostrum. Avec, au nord, des pays qui disposent des capitaux et de la technologie nécessaires à la couverture de leurs besoins et, au sud, les véritables dépositaires des ressources énergétiques d’aujourd’hui et de demain.

Éolien, solaire (photovoltaïque ou à hydrogène), dessalement de l’eau de mer, biogaz, nucléaire, interconnexion électrique, taxe carbone, mais aussi lobbying industriel et rôle de la société civile ont été au cœur des débats, parfois animés, de la conférence. « Il est inadmissible qu’un pays comme le Niger, qui est l’un des principaux exportateurs d’uranium, ne soit électrifié qu’à 10 % », s’est indigné Hussein Kafouni, président de l’association marocaine Eau et énergie pour tous. Plusieurs intervenants ont, de leur côté, dénoncé la « dette écologique et climatique » des grands groupes industriels occidentaux.

Comme en matière d’éducation ou d’accès aux soins, le bilan énergétique de la planète est alarmant : 80 % de la population mondiale consomme moins de 20 % de la production. Mais la crise économique et la Conférence de l’ONU sur le climat, qui doit se tenir en décembre à Copenhague, semblent avoir donné des ailes aux concepteurs de l’« éco­révolution » : à défaut de concrétiser leurs objectifs, ils sont enfin entendus.

Le Maroc, qui avait déjà accueilli, en 2001, la première grande conférence sur le climat après l’adoption du protocole de Kyoto, est déterminé à ouvrir la voie des énergies du futur pour le Maghreb. Les autorités marocaines ont déjà mis en place un Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), doté d’un budget de près de 9 milliards d’euros, pour tourner la page des énergies fossiles. Avec 2 800 kilomètres de côtes et 3 400 heures d’ensoleillement par an, le royaume sait qu’il possède une carte maîtresse dans le solaire et l’éolien. Sans exclure d’autres pistes, comme le nucléaire, devenu l’un des piliers de la diplomatie énergétique française depuis la présidence Sarkozy. 

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Maroc

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