Le printemps 2010 pour la Banque mondiale (BM) et janvier 2011 pour le Fonds monétaire international (FMI). Si les deux institutions poursuivent la même réforme – accroître la place des pays émergents en révisant les droits de vote et en ouvrant un siège supplémentaire à l’Afrique dans leur conseil d’administration –, il n’est pas sûr qu’elles marchent au même rythme et parviennent aux mêmes résultats. À Istanbul, le Conseil des gouverneurs du FMI a enfin donné de la chair à la réforme des droits de vote annoncée en 2008 et qui doit prendre effet au début de 2011. Il s’est engagé à ce qu’au moins 5 % du total des droits de vote soient réalloués à « des pays émergents et en développement dynamique ». Il s’est également engagé « à préserver la part des pays membres les plus pauvres ». Qui seront les gagnants et les perdants ? « Certes, le gâteau sera plus important [à travers une augmentation de capital, NDLR], mais il y aura aussi plus de pays autour de la table », résume un fonctionnaire du FMI. Quant au troisième siège au Conseil d’administration de l’institution, il paraît compromis au « profit » d’un second siège d’administrateur suppléant. C’est tout l’inverse à la BM. Le projet de troisième siège africain au Conseil d’administration a été définitivement adopté à Istanbul. Aux pays du continent de s’entendre pour désigner un nouveau représentant d’ici à un an. Le Comité de développement de l’institution a aussi entériné la réallocation de 3 % des droits de vote des pays de l’OCDE aux pays émergents, dont le total des droits de vote atteindra 47 %. Une redistribution des cartes qui profitera davantage à la Chine qu’aux pays africains. Résultats des courses au printemps 2010.
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