Agathon Rwasa, leader des Forces nationales de libération (FNL), l’ex-rébellion muée en parti politique, a appris, le 2 octobre, son limogeage par des dissidents réunis en congrès extraordinaire. Les frondeurs sont menés par Pasteur Habimana, l’ancien porte-parole des FNL, lui-même mis à l’écart en septembre par Rwasa pour une présumée collaboration avec le pouvoir. L’ancien rebelle estime que la tentative d’éviction est « une pure comédie politique dans laquelle le pouvoir en place est impliqué ». Il évoque deux lettres venues du ministère de l’Intérieur. Dans la première, il lui était demandé d’organiser, dans les sept jours, un congrès pour remettre de l’ordre au sein de son mouvement. « Nulle part au monde on n’a vu un ministre sommer un parti d’organiser un congrès ! » s’exclame Rwasa. La seconde lettre, reçue le 2 octobre, l’informait de la tenue d’un congrès par ses adversaires. Le leader des FNL affirme que tout cela n’est qu’une manœuvre du parti au pouvoir pour « se débarrasser d’un concurrent potentiel en 2010 ».
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