« Nous prenons très au sérieux les malversations qui ont eu lieu à la Beac. Des audits sont en cours, et nous travaillons avec les responsables de la Banque centrale pour que des mesures soient prises sans délai afin d’identifier les problèmes et de s’assurer que les systèmes de contrôle qui n’ont pas fonctionné répondent aux normes internationales », indique Roger Nord, le conseiller principal du département Afrique du FMI. Si l’institution paraît décidée à faire rapidement la lumière sur le détournement de 19 milliards de F CFA au sein du bureau parisien de la Beac, elle assure n’avoir appris le scandale qu’en… lisant Jeune Afrique. Surprenant. Tous les ans, en effet, une mission du FMI se rend dans la zone Cemac et rencontre les dirigeants de la Beac. En outre, un rapport du FMI signalait, dès 2001, des irrégularités dans la gestion de l’établissement.
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