28/09/2009 à 16h:55 Par Cécile Sow, à Dakar
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Pour lui, évidemment, il n’y a aucun doute : « J’ai le droit d’être candidat à la présidentielle de 2012. » La déclaration est du 17 septembre, et elle est censée mettre fin au débat. Mais l’annonce d’un possible troisième mandat ne passe pas aussi facilement. Depuis, la polémique est vive et ne porte pas seulement sur l’opportunité d’une nouvelle candidature du chef de l’État, il est aussi question de sa légalité. Mais quels que soient les textes sur lesquels on se base, il est difficile d’empêcher le président sénégalais d’aller au bout de son ambition.

Même pas son âge : il aura 86 ans en 2012. Depuis l’indépendance, les dispositions sur l’âge des candidats n’ont jamais été modifiées. Ils doivent simplement avoir au minimum 35 ans.

Pour ce qui est de la limitation du nombre de mandats, les choses sont en revanche plus compliquées. Abdoulaye Wade a été élu la première fois en 2000. Les textes adoptés en 1998 sous Abdou Diouf et alors en vigueur ne comportaient aucune limitation du nombre de mandats présidentiels. En 2001, il change la Constitution et le nombre de mandats a été limité à deux. En 2007, il a été réélu pour un deuxième mandat, mais sa reconduction est intervenue après la modification, qui n’est pas rétroactive. Il considère donc qu’il s’agit d’un premier mandat. Raison pour laquelle il peut s’engager dans la prochaine course, estiment ses sympathisants. Il a pour lui un précédent, celui de Blaise Compaoré, qui a utilisé le même argument.

Depuis 2001, la Constitution du Séné­gal a subi quatorze modifications, ce qui n’aide pas à clarifier un débat entaché d’arrière-pensées politiques. La durée du mandat présidentiel a été modifiée deux fois. Passée de sept à cinq ans en 2001, elle est de nouveau de sept ans depuis 2008. Cela signifie que, s’il est réélu en 2012, Abdoulaye Wade occupera le fauteuil présidentiel jusqu’en 2019…

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