« Si je suis élu, je ne ferai qu’un seul mandat », avait promis Zacharie Myboto, président de l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD), ces dernières semaines. À 71 ans, usé par plus de vingt ans de présence ininterrompue, tant au gouvernement que dans les instances dirigeantes du Parti démocratique gabonais (PDG), le vieux « Zack » pourrait avoir mené sa dernière campagne présidentielle.
Longtemps, son parrainage fut un sésame pour de nombreux jeunes en quête de postes, à l’instar de Faustin Boukoubi, aujourd’hui secrétaire général du PDG. Pourtant, Omar Bongo Ondimba ne savait plus que faire de cet apparatchik à la trop forte personnalité. Lorsque les rénovateurs, menés par le tandem Ali Bongo Ondimba-André Mba Obame, s’attaquent aux caciques du parti avec la bénédiction du Palais, Myboto devient une de leurs cibles privilégiées. En 2001, il démissionne de son poste de ministre des Travaux publics après que le chef de l’État a dénoncé l’état piteux des routes.
Tirant conséquence de sa disgrâce, il décide, en mai 2005, de claquer la porte du PDG et de créer sa propre formation politique. Il n’a plus qu’une idée en tête : prendre sa revanche. Sa première tentative, lors de la présidentielle de 2005, se solde par un score de 6 %, qui le place en troisième position derrière le chef de l’État sortant et Pierre Mamboundou. Quatre ans plus tard, en dépit de la disparition d’Omar Bongo Ondimba, Myboto échoue une fois de plus, avec 3,94 % des voix. Il n’est pas parvenu à renverser un système dont il a été l’un des architectes.

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