L’imbécile, à l’origine, c’est celui qui n’a pas d’appui, qui n’a pas de baculum (« bâton ») sur lequel affermir sa marche. Or qui n’a pas d’appui est forcément faible : c’est le sens qu’a conservé imbécile jusqu’au XVIIIe siècle. D’où l’expression « un bras imbécile » dans Hippolyte de Robert Garnier, en 1573 (scène 2), et le bel alexandrin « le sang a peu de droits dans le sexe imbécile » que nous devons à Voltaire (Œdipe, 1718 ; scène 8 de l’acte I). Cette dernière expression sonne plus étrangement à nos oreilles que « le sexe faible », mais ça revient au même, en fait, si l’on s’en tient à l’étymologie… 
Notons qu’en arabe on dit aj-jins al-latîf, « le sexe délicat », plus proche de l’anglais the fair sex que du français « sexe faible ». Qui est le plus macho, Richard qui raille la faiblesse des femmes ou Rachid qui met galamment l’accent sur leur douceur ? Dommage que cette courtoisie se soit perdue dans les banlieues…
Une féministe pure et dure dira que c’est la même chose. Richard et Rachid sont les deux faces d’une même condescendance insupportable. Disparaissez, messieurs ! Et s’ils ne sont pas contents, elle leur tapera dessus à coups de baculum…
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