À la fin du mois d’août, les opérateurs de téléphonie mobile – Cellcom et Areeba notamment – ont reçu la visite de militaires venus leur intimer l’ordre de surveiller le contenu des textos. Et même de suspendre le service SMS pour contrer les jeunes hostiles à la junte qui envoient aux abonnés des messages appelant à la mobilisation contre la « dictature ». Ils sont généralement signés du MDDP (Mouvement Dadis doit partir), créé en réaction au MDDR. Le 27 août, la première manifestation antijunte organisée à Conakry depuis l’arrivée du capitaine Moussa Dadis Camara au pouvoir a été préparée grâce à ce moyen de communication.
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