Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), Jean-Pierre Bemba a pu quitter, le 8 juillet, les quatre murs de sa cellule de La Haye pour assister aux obsèques de son père, Jeannot Bemba Saolona, à la cathédrale Saint-Michel-et-Gudule de Bruxelles.
Les juges ont accordé vingt-quatre heures au détenu, pour lequel les avocats avaient invoqué « l’extrême urgence ». Mais Bemba, derrière les barreaux depuis plus d’un an, a fait du zèle : il n’a pas consommé tout son crédit de liberté. Ayant quitté La Haye à bord d’une Audi à 4 h 30 du matin, il y est rentré à 18 heures. Entre-temps, il avait pris le petit déjeuner en famille dans sa villa de la banlieue bruxelloise, puis fait un détour par la morgue avant de se rendre à l’église. Là, les fans venus saluer le patron du Mouvement de libération du Congo ont été priés de se faire discrets.
Placé entre son épouse (à sa gauche) et sa belle-mère, Bemba a dit adieu à son père. Le 29 juin, il avait pu l’apercevoir une dernière fois dans le public assistant à une audience au cours de laquelle ses avocats avaient demandé la liberté provisoire. Les juges ont jusqu’à la fin août pour se décider.
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