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30/06/2009 à 11:56
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Démographie forte, exode rural et urbanisation anarchique…, le tout concentré sur l’étroite bande côtière au nord du pays, ont poussé l’Algérie à relancer quatre projets majeurs de villes nouvelles, dans le cadre du Schéma national du territoire, dit Snat 2025. Toutes sont censées être achevées au plus tard d’ici à quinze ans. Sidi Abdallah, à 30 km à l’ouest d’Alger, est destiné à désengorger la capitale, en accueillant 200 000 habitants sur 7 000 ha de collines. Sa vocation : être un pôle d’excellence dans les technologies de l’information et de la communication, grâce à un cyberparc prévu pour 2013. En 2009, deux chantiers ont été lancés : en mai, le groupement algérien formé par Cosider sous le nom de Gracos a entamé celui du périphérique au nord de la ville. Les travaux de viabilisation, confiés au coréen Keangnam, ont commencé en janvier.

Dans la même wilaya que Sidi Abdallah, mais de taille plus modeste, Bouinan, dédiée aux loisirs et aux sports, coûterait jusque 3,2 milliards de dollars. En mai 2009, le sud-coréen Daewoo s’est vu confier la conception et les travaux de viabilisation, un investissement de plus de 465 millions d’euros. Sud-Coréen lui aussi, un consortium de cinq entreprises chapeauté par Korean Land Corporation (KLC) avait remporté le contrat de construction en 2007.

Plus au sud, sur les Hauts Plateaux, Boughzoul se situe à 270 km d’Alger. Imaginée dès les années 1970 sur le modèle de Brasília, nouvelle capitale du Brésil, Boughzoul a vocation à attirer, sur 4 650 ha, 3 millions de personnes des zones côtières du Nord, et à devenir un pôle d’activités et de recherche du tertiaire supérieur. Daewoo, encore lui, a décroché en 2008 le contrat de viabilisation du site. Montant : 650 millions de dollars.

Cas à part, la ville nouvelle de Hassi Messaoud, au nord-est du Sahara, dépend du ministère des Mines et de l’Énergie, tandis que les trois autres projets sont pilotés par le ministère de l’Aménagement du territoire et du Tourisme. Destinée à éloigner les zones d’habitation de l’épicentre d’exploitation pétrolière où s’est bâtie la ville actuelle, Hassi Messaoud II abritera 80 000 personnes en 2017. Son coût ? 6 milliards de dollars. D’ici à quelques jours devrait être dévoilé le lauréat de l’appel d’offres relatif à l’étude et à l’engineering de la future agglomération. Cinq candidats sont en lice, dont le moins-disant, Urbaco-CNIC-GIC, est algéro-tunisien.