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23/06/2009 à 16:45
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Depuis trois semaines, Tsvangirai sillonne la planète pour tenter de convaincre les pays riches de lui venir en aide. États-Unis, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Belgique et, finalement, la France, où il était attendu le 24 juin.

La tâche du Premier ministre est un peu schizophrénique. Il a besoin de quelque 6 milliards d’euros et doit convaincre que le Zimbabwe est sur la bonne voie, sans pour autant dissimuler les nombreux obstacles à la normalisation. Il sait pertinemment que ses partisans sont encore harcelés par les sbires du président Robert Mugabe, que la justice ne fait toujours pas son travail, que les quelques fermes encore en activité sont envahies par des squatters et saisies arbitrairement. Il sait aussi qu’il n’est pas encore parvenu à chasser de son poste le tout-puissant gouverneur de la Banque centrale, qu’il n’a pas non plus l’autorité nécessaire pour garantir la liberté de la presse. Il doit cependant être positif et convaincre les bailleurs de fonds.

Rien n’est donc gagné. Que ce soit à Washington, à Berlin ou à Bruxelles, aucun bailleur ne veut rétablir formellement la coopération avec Harare et pas un dollar des quelques millions promis ne transitera par les caisses de l’État. Les contributions sont en effet destinées aux organisations internationales ou aux ONG qui travaillent sur le terrain, preuve que la confiance dans le gouvernement n’est pas encore rétablie. De son passage à Paris, Tsvangirai, qui sera reçu par Nicolas Sarkozy, ne peut espérer guère plus. Si ce n’est qu’il rencontrera les patrons français. La France, qui semble décidée à faire jouer un rôle important au secteur privé, a d’ailleurs dépêché fin mai à Harare la secrétaire d’État au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac. Les Français, qui ont longtemps soutenu Mugabe ont changé leur fusil d’épaule. Tsvangirai aura droit, à n’en pas douter, au meilleur accueil. 

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