Les compagnies ferroviaires n’ont plus la cote. « Au Nigeria, au Ghana, en Éthiopie, au Congo, elles ne trouvent pas preneur », relève Dominique Lafont. Confondant concession et privatisation, les États mettent peu d’entrain à prendre en charge les infrastructures, comme les contrats le stipulent. Concessionnaire de Sitarail (Burkina-Côte d’Ivoire) depuis 1995 et de Camrail en 1999, le groupe veut s’en séparer. « Nous ne sommes plus disposés à reprendre un chemin de fer s’il n’est pas stratégique », explique-t-il. Il faut dire qu’en dix ans, Camrail (1,7 million de tonnes de marchandises par an) n’a pas versé de dividendes aux actionnaires. Déficitaire avant l’arrivée du concessionnaire, l’ex-Régifercam a pourtant rapporté plus de 100 millions d’euros de redevances à l’État et a recruté près de 800 jeunes. Mais l’entreprise, avec son réseau de 1 000 km de rails, reste un maillon essentiel du réseau. Comme le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO), qui pourrait être l’exception dans la stratégie du groupe.
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