Le procès des assassins de Samba Lampsar Sall, le jeune Sénégalais (né en Russie, où ses parents furent, avant lui, étudiants) abattu d’une balle dans la tête à la sortie d’une boîte de nuit en avril 2006, s’est ouvert le 1er juin à Saint-Pétersbourg, en présence de la mère de la victime et de représentants de l’État sénégalais – lequel s’est porté partie civile.
Les quatorze coaccusés (leur chef a été abattu par la police peu après le crime) sont membres d’un groupuscule d’extrême droite. L’enquête sur la mort de Samba Lampsar Sall a incidemment permis d’établir que ce groupe avait multiplié les exactions contre des étrangers, dans l’ensemble du pays, au cours des années écoulées. En 2008, 110 crimes racistes (dont 52 à Moscou) ont été recensés en Russie par une ONG, le Bureau des droits de l’homme. Ils ont visé aussi bien des Africains que des Caucasiens, des Chinois ou des Latino-Américains. Les autorités paraissent enfin résolues à endiguer cette vague de criminalité, la scandaleuse indulgence dont la justice fait souvent montre à l’égard des skinheads et autres brutes racistes finissant par nuire à l’image de la Russie à l’étranger.
Article suivant :
Le discours du Caire (4 juin 2009)
Article précédent :
Embellie