C’est en 24 heures chrono que le président nigérien Mamadou Tandja a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale. Le 25 mai, à 11 heures, la Cour constitutionnelle a jugé qu’il ne pourrait pas rester au pouvoir au-delà du mois de décembre prochain « sans violer son serment ». Aussitôt, réunion de crise au Palais autour d’Albadé Abouba, le ministre de l’Intérieur, et d’Issoufou Sako, le chef des services de renseignements. Risque à très court terme (entre 48 et 72 heures) : une mise en accusation du président par l’Assemblée pour « haute trahison ». Réaction immédiate de ses conseillers : « Il faut tirer les premiers. » Le 26, à 12 heures, en l’absence du président de la Chambre, Mahamane Ousmane, en déplacement au Nigeria, la première vice-présidente de l’Assemblée, Mariama Alassane, a été invitée au Palais où Mamadou Tandja l’a informée de sa décision de dissoudre. (Voir p. 41.)
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