26/05/2009 à 12h:53 Par Christophe Boisbouvier
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Obama choisit Accra Obama choisit Accra © DR

Le président américain effectuera son premier voyage en Afrique en juillet. Ce sera au Ghana.

« Je pensais qu’Obama ferait une tournée en Afrique et s’arrêterait chez nous. Mais là, j’apprends qu’il n’ira en Afrique que pour venir chez nous… C’est extraordinaire ! » s’exclame un proche du président Atta-Mills. Au Ghana, beaucoup se doutaient que le président américain ne ferait pas du Kenya sa première étape en Afrique subsaharienne. Son père y est né, mais la dernière élection présidentielle y a été désastreuse. Au jeu des pronostics, le Nigeria et l’Afrique du Sud semblaient les mieux placés. Depuis l’annonce de la Maison Blanche, Abuja fait grise mine et Accra exulte.

Tout est parti d’un coup de téléphone de Barack Obama à John Atta-Mills à la fin du mois de janvier. Les deux hommes venaient de prêter serment, le Ghanéen le 7, et l’Américain le 20. Obama a félicité Mills pour son élection démocratique et son engagement à lutter contre le trafic de drogue. Sans doute lui a-t-il aussi confié qu’il viendrait dans l’année… Obama a ouvert son agenda. À la suite des étapes de Moscou et de L’Aquila, en Italie, pour le G-8, il arrivera à Accra le 10 juillet et repartira le lendemain pour Washington.

Après Bill Clinton en mars 1998 et George W. Bush en février 2008, c’est la troisième fois qu’un président américain s’apprête à visiter le Ghana. Ce n’est pas un hasard. « Nous sommes la nation la plus démocratique du continent », disent fièrement beaucoup de Ghanéens. Vrai ou faux, le pays de Kwame Nkrumah a vécu à huit ans d’intervalle une double alternance (en 2000 et en 2008). Qui plus est, sans violences. Précisément, si Barack Obama ne s’arrête pas en chemin au Nigeria, c’est sans doute à cause des violences meurtrières et de la fraude qui ont entaché la présidentielle de 2007. « À Accra, le président américain parlera de bonne gouvernance », annonce la Maison Blanche. Un discours fondateur ?

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