19/05/2009 à 15h:02 Par Patrick Sandouly
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Les places boursières africaines ont commencé le mois de mai en donnant quelques signes positifs, les premiers depuis le début de l’année 2009. Dans le sillage des places occidentales, la capitalisation du Johannesburg Stock Exchange s’est envolée de 38 % en une semaine, à 6 milliards de rands (712 millions de dollars) au 2 mai, restant toutefois inférieure de 28 % à son niveau d’avril 2008.

Le Masi, l’index de la Bourse de Casablanca, s’est stabilisé après avoir gagné 3 % en une semaine, retrouvant presque son niveau d’avant sa chute spectaculaire du début de l’année. Il était passé de 11 500 points à 9 400 entre le 22 décembre et le 8 janvier. Quant à la Bourse de Tunis, l’une des rares places du continent à afficher un premier trimestre positif (+ 7,6 %), elle a poursuivi sa croissance : + 1,7 % au 1er mai, après + 0,6 % la semaine précédente. Enfin, le Lagos Stock Exchange semble avoir retrouvé l’optimisme, après avoir chuté de plus de 60 % en un an, sa capitalisation passant de 12 600 milliards de nairas (86 millions de dollars) à 4 520 à la fin de mars 2009.

La crise internationale est intervenue à un moment très particulier pour les banques nigérianes qui, restructurées et ayant renforcé leurs finances notamment par l’appel à la Bourse, se sont lancées l’année dernière à la conquête de nouveaux marchés. La chute de la Bourse de Lagos leur aurait fait perdre 6 milliards de dollars, selon une évaluation de l’OCDE. La Banque centrale du Nigeria estime qu’en outre elles ont pâti de l’effondrement des cours du pétrole – les réserves de devises du pays sont de 47 milliards de dollars contre 64 milliards en août dernier –, du rapatriement de capitaux des banques occidentales et de la baisse de la monnaie nationale. Depuis novembre 2008, le cours du naira a baissé de 28 % face à la monnaie américaine. Le 21 mars 2009, la Banque centrale annonçait une série de mesures pour réduire l’écart entre le marché officiel et parallèle. Elle a notamment annoncé l’injection de près de 1 000 milliards de nairas pour pallier la réduction des liquidités des banques nigérianes.

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