Plusieurs semaines après que le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), la junte qui dirige le pays depuis le 23 décembre, les a invitées à faire des propositions en vue de l’organisation de la transition, les « forces vives » de Guinée (partis, syndicats, société civile) sont laborieusement parvenues à un compromis. Dans un document qui sera remis au CNDD et au Groupe international de contact sur la Guinée, elles se prononcent pour la mise en place d’un Conseil national de transition (CNT) chargé de réviser la Constitution et les lois organiques. Composé de 120 membres (dont 45 représentants des partis, 15 du CNDD, 32 de la société civile et des syndicats), le CNT serait chargé de trancher les questions qui fâchent, celle notamment du rétablissement d’un âge limite (70 ans) pour briguer la magistrature suprême. Si elle était adoptée, cette disposition interdirait à Alpha Condé et à Jean-Marie Doré d’être candidats à la prochaine présidentielle.
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